Nouvelles de l'Interzone

 

Décembre 2014

 

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Pour quitter un pays le cœur en paix, je ne trouve rien de mieux qu’observer son déclin atteindre le point culminant où je me dis qu’un individu sain d’esprit ne devrait accepter de verser des taxes et des impôts pour financer l’incompétence. Je n’ai pas décidé de suivre Éric Duhaim au nom d’un désengagement de l’État servant un individualisme outrancier. J’ai seulement besoin de fuir des gens dégoûtants dont le désir de m’amputer, avec leurs scies de l’austérité pour s’élever vers le summum de la jouissance, me donne le goût de gerber. Vendre ma chair au kilo pour atteindre l’extase, pendant que l’ombre d’une crise sociale glisse sur le corps d’une Révolution tranquille agonisante au milieu de soldats qui protègent les infrastructures pétrolières canadiennes pour les bons soins de l’OTAN.  

Cadavres dépecés.  Des bouts de viande tendre pour nourrir les passions dévorantes de l’État. Deux cents grammes de mollet pour payer l’impôt provisoire fédéral voté lors de la Première Guerre mondiale. Quelques muscles attendris de TPS et de TVQ étalés dans un réfrigérateur, depuis 1990, pour lutter contre le déficit. Une fesse tendre de 10 cennes sur le litre d’essence pour le Canada, jusqu’à 19,2 cennes pour le Québec, pour entretenir les infrastructures routières, de 3 cennes pour financer le transport en commun du grand Montréal. Des côtes marinées pour les augmentations du droit de passage dans les autobus et celui, largement au-dessus du coût de la vie, de la carte OPUS de la grande région de Montréal. Une épaule de 200 $ par année prélevée pour la santé. Une patte arrachée pour payer les taxes scolaires et municipales. Pour conséquence, je suis devenu un amputé condamné à laisser pousser mon fauteuil roulant par des élus dont la compétence se questionne.

Incompétence

Le gouvernement subliminal du Parti libéral du Québec (PLQ) de Philippe Couillard nous promettait une croissance du PIB au-delà de 5 %, des emplois et tout ce qui me laissait l’impression de recevoir une prothèse en cadeau pour quitter ma foutue chaise. La réalité vient de frapper. À la fin de 2014, le PIB du Québec est inférieur à la moyenne canadienne, son taux de chômage supérieur en plus d’un appauvrissement croissant de la population, au point qu’entre janvier et novembre 2014, plus de 50,000 clients d’Hydro-Québec ont été débranchés, à cause d’une incapacité à payer. Un phénomène qui s’étale au même rythme que l’installation des compteurs numériques dont les données sont gérées par la californienne C3 Energy et la sécurité par Gridstream RF, proche complice de la NSA, comme ce fut cité dans les Nouvelles de l'Interzone d’octobre 2014. Une impression que plus nous sommes nombreux à devoir nous asseoir sur un fauteuil roulant, plus l’incompétence s’impose.  

L’impôt provisoire fédéral est maintenant permanent. En constatant le déficit canadien encouru par ce droit de taxer, nous pouvons qu’espérer le pire si nous étions plongés dans un autre conflit planétaire. Pour l’ajout de la TPS et de la TVQ pour payer la créance, après 25 ans à donner, on découvre que plus la TVQ croit, plus la dette québécoise augmente. Seulement sous le régime de John Charest, il est passé d’un peu plus de 133 G$ en 2003 à environ 192 G$ en 2012. Les taxes sur l’essence! Les infrastructures ne cessent de se dégrader pendant que les utilisateurs de ponts s’arrachent les viscères. Depuis 2011, ils doivent défrayer pour le pont de l’autoroute 25 qui enjambe la Rivière des Pourris et prochainement le pont Elvis Gratton qui remplacera le pont Champlain. Pour les taxes sur le litre d’essence servant au financement du transport en commun, ça ressemble plus à un soutien à la construction de stationnements payants qu’on place devant les bouches de métro, tandis que la taxe de 200 $ sur la santé s’accompagne d’une multiplication de services facturés aux patients. Enfin, les taxes scolaires financent la multiplication d’analphabètes de deuxième niveau alors que les municipales parrainent les réductions des loisirs et des entretiens.

Ne la cachons pas. L’incompétence permet de faire toujours pire avec plus de viande.  Et lorsqu’on ampute des emplois et des services pour appuyer une lutte contre le terrorisme, il est normal de se retrouver aux prises avec des attentats en territoire canadien. Bravo pour la gestion du dossier! Le lundi 20 octobre, vers 11 h 30, un extrémiste d’État islamique (EI) a fait deux victimes chez des militaires canadiens, dont une décède de ses blessures. Le drame se déroule à Saint-Jean-sur-Richelieu, une municipalité située au sud de Montréal. Le 22 octobre, un autre terroriste frappe la Chambre des communes à Ottawa, causant le décès d’un soldat canadien.

Québec dans la cible des terroristes

Saviez-vous aussi qu’un attentat a frappé la ville de Québec? Cela m’étonnerait puisque le maire Régis Labeaume et le premier ministre Philippe Couillard se seraient entendus pour enterrer le drame afin d’éviter la panique. Le 28 octobre en soirée, un aqueduc de Québec a explosé en privant d’eau une partie de la population locale. Au moment d’écrire ce texte, je suis toujours à attendre le rapport d’analyses de prétendus résidus radioactifs qu’on aurait trouvés dans l’eau de Québec.

J’ai fait cette découverte en menant une enquête sur les attaques terroristes en suivant ces six recommandations du gouvernement canadien:

  1. Se situer par rapport aux attentats.

  2. Tracer un lien entre les lieux du crime et les enquêteurs.

  3. Puisez de l’information sur les proches des fanatiques, les associations et réseaux sociaux qu’ils fréquentent, pour repérer les individus suspects.

  4. Tentez de prédire les localisations des prochaines offensives en cherchant ce qui unit les différentes cibles des terroristes.

  5. Analyser les contextes politiques, économiques et sociaux qui pourraient influencer le choix des cibles.

  6. Faire de votre enquête un travail parfait qui pourra servir d’exemple.

 

Lors de l’attentat du 20 octobre, j’étais chez Tony à Saint-Ambroise-de-Kildare, accompagné de Roger et Michel, deux amis qui ont passé de nombreuses années à travailler dans des «opérations de nettoyages» près de la base militaire de Longue-Pointe. J’ai donc lié le lieu du crime et St-Ambroise-de-Kildarele par un trait. Le 22 octobre, lors de l’attentat d’Ottawa, je récolte des informations à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis plus de 4 heures. J’ai donc tracé une autre ligne entre Ottawa et Saint-Jean-sur-Richelieu. J’ai ensuite suivi la troisième recommandation dans l’intention d’ajouter des suspects à la liste du gouvernement. Ma première surprise fut de constater que les deux terroristes sont issus du Québec, cette province chérie de Stephen Harper dirigée par son fidèle ami Philippe Couillard, depuis le 7 avril 2014. Le premier se nomme Martin Couture-Rouleau (1989-2014) et le deuxième Micheal Zehaf-Bibeau (1982-2014). Tout comme près de 30 % des Canadiens, ils sont victimes d’agitations mentales. Zehaf-Bibeau vit une dépression, conséquence possible d’un usage d’amphétamines, alors que Couture-Rouleau, père d’un enfant, aurait vécu un déni de son identité selon le psychologue Hubert Van Gijseghem. Il croyait même à un complot de créatures reptiliennes qui domineraient la politique pour instaurer un nouvel ordre mondial. Pour leurs relations, c’est le calme plat. Les témoignages sur Rouleau viennent exclusivement de son père et d’un ami tandis que pour Bibeau, ils sont prononcés par sa mère Susan. Mais encore, alors que Couture-Rouleau semble se désintéresser de son milieu social, Zehaf-Bibeau réussit à économiser de l’argent en travaillant pour le secteur pétrolier d’Alberta.

J’ai ensuite tenté de prévoir l’endroit où pourrait se dérouler le troisième attentat terroriste. Comme d’autres, je crois qu’EI désire s’en prendre à des cibles militaires. En attendant de pouvoir les localiser, j’ai analysé le contexte politique, économique et social, comme l’exige la cinquième recommandation. Les mois qui ont précédé les offensives furent marqués par de nombreux ballons politiques, des gaffes quotidiennes de politiciens, des pertes d’emplois, des décisions arbitraires souvent idiotes, des positions militaristes discutables, des propagandes, de la désinformation, un manque de respect vis-à-vis les Québécois et la langue française, des intrusions du gouvernement Harper dans des domaines de juridictions provinciales sous le regard complice de Philippe Couillard. Tout est donc normal.

 

Distance par la route: 124 Km

Premier attentat terroriste: une ligne est tracée entre

St-Ambroise-de-Kildale et St-Jean-sur-Richelieu pour unir le lieu où

se situe les enquêteurs et la cible d'État islamique

 

 

 

Distance par la route: 245 Km

Deuxième attentat terroriste:

une ligne entre St-Jean-sur-Richelieu et Ottawa

 

Inversion, perfection et eau

Presque normal, j’ose ajouter, en m’inspirant de cette impression étrange que quelqu’un de haut placé aurait compris que la meilleure façon de gérer un dossier gouvernemental serait d’inverser le plan d’action de l’État. Ainsi, pour créer des emplois, il faudrait demander que les incompétents appliquent des mesures pour augmenter le nombre de chômeurs. Pour baisser le déficit, ils n’auraient qu’à opter pour une politique d’endettement. Sauf que cette nouvelle gestion semble exclusivement réservée à l’industrie pétrolière. Je cite l’inversion du flux de l’oléoduc 9B d’Enbridge pour faire reculer du pétrole bitumineux dans un tuyau pour s’assurer qu’il avance dans le bon sens. Une idée géniale qui a ouvert la porte au projet Énergie Est de TransCanada pour exporter l’or noir de l’Alberta vers le marché européen, via le Québec, avec le soutien, jusqu’à la fin de novembre 2014, d’Edelman, une firme de relation publique à l’éthique contestable.

Inversion! Micheal Zehab-Bibeau, le terroriste qui a travaillé pour l’industrie pétrolière albertaine, porte un nom inversé. En fait, il aurait dû se nommer Micheal Bibeau-Zehab, en considérant que c’est généralement le nom du père qui arrive en dernier. Ce détail anodin, voire discutable, dévoile un point commun entre les deux terroristes autre que «des musulmans barbus venant du Québec qui sont morts après avoir tué un militaire». Leurs noms se terminent par EAU. Et après… Dans un monde normal, l’inversion de l’EAU est le FEU. Au Canada, c’est plutôt le pétrole, un élément inflammable qui est devenu la principale menace des eaux potables des Québécois.

Le 25 octobre, je me suis amusé au jeu en inversant la ligne qui unit les deux cibles des terroristes, afin de prévoir l’endroit du prochain attentat en optant pour la perfection de la sixième recommandation. Comment? La solution m’est venue de Martin Couture-Rouleau. Ce nouvel ordre mondial reptilien qui l’intriguait tant rappelle la Bête de l’Apocalypse: un gouvernement planétaire sans argent se voulant PARFAIT. Pour le préciser, le chiffre six, SYMBOLE DE LA PERFECTION, se répète trois fois pour donner le nombre 666. Parfait au point que chez les Juifs, le roi Salomon recevait un poids d’or équivalant à 666 talents (environ 1,4 million de dollars) par année. De la richesse qui a permis de construire un temple PARFAIT qui revient sporadiquement dans l’actualité, plus particulièrement lors de menaces terroristes musulmanes.  Un petit détour pour vous dire que j’ai décidé d’ajouter 6 km aux 245 km qui séparent St-Jean-sur-Richelieu et Ottawa lorsque nous empruntons la Route 50. Un total de 251 km, la distance entre St-Jean-sur-Richelieu et Québec par l’autoroute 20. J’ai donc rejoint Québec par un trait, la cible du troisième attentat du 28 octobre qui cette fois visait l’EAU.

L’auteur de l’explosion de l’aqueduc porte-t-il un nom qui se terminerait par EAU? Roger a proposé Francine Charbonneau. Cette ministre responsable des Aînés, de la Famille et de la Lutte contre l’intimidation vient de Laval, la ville d’origine du terroriste Zehab-Bibeau, tout en étant une amatrice d’amputation qui aime bien s’attaquer aux parents de jeunes enfants qui fréquentent les garderies. Michel pense plus à Pierre Moreau. Ce ministre des Affaires municipales est du genre à faire sauter un aqueduc en laissant l’impression de haïr l’eau par son comportement bizarre envers François Boulay, le maire de Ristigouche. Ce dernier lui a demandé de l’aide pour répondre à des poursuites de 1,5 M$ de Gastem, une entreprise pétrolière. La raison? Il a osé voter un règlement sur la protection de l’eau potable, en août 2013.  Moreau a refusé de l’aider sous prétexte, sans doute, que Gastem est dirigé par l’ancien ministre libéral Raymond Savoie.  Et que dire de Marc Bibeau? Si j’en arrive à croire qu’il ferait un excellent saboteur de tuyaux ce n’est pas à cause du texte SNC-Lavalin: vice-présidents et mécènes du PLQ publié dans Le Devoir du 11 novembre, sous la plume de Brian Myles, dans lequel on apprend que Marc Bibeau, grand argentier bénévole du PLQ et proche de Jean Charest […] aurait demandé environ 90 000 $ par année à SNC-Lavalin pour garnir la caisse du PLQ, un montant que Bibeau a fait passé à 150 000 $ par an lorsque Pierre Anctil oeuvrait au financement du PLQ. C’est plus que je crois qu’il serait un proche parent de la mère de Micheal Zehab-Bibeau.

 

 

Distance par la route: 251 Km (245 km + 6 Km)

Le 25 octobre 2014. Une trait rejoint Québec

après l'inversion de la ligne qui unit  St-Jean-sur-Richelieu et Ottawa.

Ce tracé est le résultat d'une analyse pointue du contexte politique,

du profil des terroristes et surtout, d'une volonté à faire de l'enquête

une exemple de perfection.

 

Le 28 octobre suivant, un aqueduc de Québec

a explosé. Les enquêteur Roger et Michel attendent toujours des

précisions sur cette rumeur d'une contamination

radioactive des eaux de Québec 

 

 

Un triangle qui démontre que l'enquête est incontestable et que ces

commentaires sont plus que pertinents: le projet Énergie Est repose sur

une militarisation du pétrole canadiens répondant à des stratégies de l'OTAN

 

L’autre enquête

Vous doutez de mon travail et me voyez comme un bouffon un peu stupide? Pourtant, mon enquête applique des méthodes approuvées pour lier des dates, des chiffres et des noms à l’actualité, à l’aide de formes géométriques et de graphiques. Je sais. Des gens utilisent des tracés et des courbes pour cacher des inepties, comme d’autres emploient des fauteuils roulants pour vendre des politiques d’austérité à des amputés. Je reconnais aussi que plusieurs n’adhèrent pas aux informations qu’ils enseignent, un phénomène qui n’a rien d’exceptionnel puisque les menteurs qui sont payés pour mentir croient rarement à leurs mensonges. Je peux en témoigner. Je ne pense pas qu’EI ait frappé le Canada. Et même en ayant dessiné un triangle, je ne réussis pas à supporter l'idée du sabotage d'un aqueduc de Québec. Par contre, j’ai l’impression qu’en ayant mis des efforts, du temps et de l’argent pour vous vendre deux jeunes terroristes, malgré mes doutes, j’aurais commis un crime d’opinion.

Lorsque je sens se pointer ma tendance à me culpabiliser, je tente de revoir mon travail sous un autre angle. Le foutu triangle… Ottawa à gauche et Québec à droite. L’Assemblée nationale de Philippe Couillard d’un côté et la Chambre des communes de Stephen Harper de l’autre. Je trouve que le gouvernement de Philippe Couillard a tendance à ne pas respecter les droits de la population et l’environnement. Il utilise aussi des arguments bizarres pour vendre le projet Énergie Est de TransCanada, dont les saints transferts fédéraux et la création de… 200 emplois. L’esprit fermé pour ensuite feindre un soudain intérêt aux demandes de groupes environnementaux, lorsque sa compétence est mise à l’épreuve par la fuite de documents inquiétants. Pour Stephen Harper, sa gestion de l’exploitation du pétrole bitumineux ne ternit pas seulement la réputation du Canada à l’étranger, mais risque aussi d’entraîner des pertes de revenus considérables. La raison est que le coût d’exploitation du pétrole bitumineux est profitable si le prix du baril dépasse le seuil de 100 $ US. Depuis le 2 juin 2014, son coût ne cesse de chuter, atteignant 75 $ US à la fin de novembre. Ce qui veut dire que pour protéger l’économie canadienne il faudrait provoquer une pénurie en diminuant l’offre ou en augmentant la demande.     

Le point de rencontre du triangle est Saint-Jean-sur-Richelieu, une municipalité qui accueille des infrastructures militaires. Un hasard? Pas vraiment. Je crois que le projet Énergie Est cache des ambitions militaires qui pourraient menacer la sécurité nationale des Québécois. Comment? En tirant profit des méfaits d’EI pour autoriser des attaques au Moyen-Orient dans l’intention de provoquer une instabilité sur le marché de l’or noir et d’offrir en retour la solution du pétrole canadien au vieux continent. Du bitumineux pour le peuple? Je dirais plus pour alimenter les machines de guerre gourmandes des membres européennes de l’OTAN et fabriquer le consentement d’une présence accrue de soldats canadiens dans l’est du Canada.  Je m’explique, L’exportation du pétrole canadienne augmente considérablement la menace terroriste contre ses infrastructures pétrolières, au point qu’au moindre incident, le gouvernement Harper devrait opter pour une protection militaire des zones à risques.

Est-ce que les attentats du 20 et 22 octobre tracent cette voie? Si EI n’existait pas, il faudrait l’inventer pour étendre cette culture d’incompétence qui ne règle jamais rien. EI a participé à la guerre civile syrienne de 2013 pour lutter contre le gouvernement du président Bachar El-Assad. Pour conséquence, ce dernier a remporté les élections du 3 juin 2014 avec 88,7 % des voix. Parallèlement, EI sert un projet sioniste datant de «1982» par ses conquêtes territoriales. Il s’agit de la «balkanisation des états musulmans», une modification de la géopolitique du Moyen-Orient qui vise l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye et l’Arabie Saoudite selon Chronique du mondialisme (2014) de Pierre Hillard. Un projet ambitieux qui risque de multiplier les coups à cause de la présence du président de la Russie, Vladimir Poutine. Ce dernier représente un obstacle majeur à cette transformation géopolitique au point de faire monter la rogne de Stephen Harper et ses complices du conglomérat anglo-saxon.  Pour cause, la Russie est le robinet de l’Europe, plus particulièrement de l’Allemagne, qui occupe le deuxième rang d’exploiteur mondial d’énergie fossile, derrière l’Arabie Saoudite. Ainsi, l’Europe pourrait se passer du pétrole canadien si le Proche-Orient devait fermer les valves. Poutine fait aussi obstacle à l’Accord de Partenariat Trans-Pacifique (APT), qui devrait unir près de 40 pays membres de l’UE, de l’ALÉNA et de l’Asie, comprenant le consortium anglo-saxon composé de l’Angleterre, l’Australie, le Canada et les États-Unis, en souhaitant une union entre l’UE, la Russie et la Chine. Poutine a aussi conclu une entente commerciale avec la Chine, lui vend du pétrole et pourrait proposer une alliance militaire.

Poutine est-il devenu l’homme à abattre? Le conglomérat anglo-saxon s’organise pour en arriver là en utilisant une puissante machine à fabriquer des idées et des opinions. Des propagandes qui décident de la nouvelle selon les stratégies géopolitiques. Et lorsque nous croyons découvrir la vérité, les interrogations qu’elles soulèvent s’évaporent sous la chaleur irradiante de la convergence. Ainsi, moi qui aimerais comprendre l’implication de Harper et Couillard dans un plan d’intervention de l’OTAN au Proche-Orient, je dois me contenter du vide de mon ignorance, d’être devant des questions sans réponse. Qu’est-il arrivé à Christophe de Margerie, le P.D.G. de Total, premier groupe international d’exploitation de gaz présent dans 130 pays dont Power Corporation détient des actions? Entre les attentats de Rouleau et Bibeau, Christophe de Margerie se permettait une petite rencontre avec son ami Vladimir Poutine. Il est malheureusement décédé dans un accident d’avion à l’aéroport de Vnoukovo de Moscou, dans la nuit du 20 au 21 octobre. Son appareil harpé au décollage par un chasse-neige, dont le conducteur était ivre. Un accident pour l’occident alors que le vent d’un assassinat soufflait de l’Orient en guise d’explication de son décès. Qui a abattu le vol MH17 de la Malaysia Airlines dans le ciel de l’Ukraine, le 17 juillet dernier. Du côté de l’oncle Sam, des médias affirment que les auteurs sont des séparatistes prorusses d’Ukraine aidés par la Russie. De l’autre, la propagande russe déclare que les terroristes étaient des militaires ukrainiens qui auraient confondu le vol MH17 avec l’avion de Poutine. Bref, on aurait tiré sur le Boeing 777 pour assassiner Poutine. Mais encore, pourquoi l’avion civil volait-il dans le ciel d’Ukraine alors qu’un conflit faisait rage? Le missile était-il ukrainien, comme l’ont affirmé les services de renseignements allemands? Si oui, pouvons-nous accuser les résistants prorusses d’avoir dérobé une roquette ukrainienne pour abattre le Boeing 777,  en oubliant les ennemis de Poutine?

Le 14 novembre, j’ai retrouvé Roger et Michel chez Tony pour parler de la CIA, du PLQ et de manipulation. Ce dernier mot m’a rappelé que la propagande, peu importe l’endroit, exige la complicité de politiciens. Au Québec, plusieurs se sont retrouvé sur la liste des amis d’Edelman pour aider au projet Énergie Est, sans réfléchir aux risques d’une militarisation du pétrole bitumineux. J’ai ensuite parlé de la poutine à Tony. Tony… Tout comme Couillard et Harper, le premier ministre australien Tony Abbott a le profil pour manier la roulante chaise en étant un monarchiste amouraché à l’Angleterre qui fut contre la Bourse du carbone, un fidèle compagnon du Heritage Fondation, un groupe fondé en 1973 par le brasseur de bière Joseph Coors (1917-2003), promoteur du libéralisme ayant reçu le soutien de l’évangéliste protestant Pat Robertson. Tony est aussi un promoteur assidu de l’ATP. Le genre à profiter de l’appui moral de ses amis pour menacer Vladimir Poutine de discussions viriles au sujet de la destruction du vol MH17, avant le Sommet du G20 du 15 et 16 novembre. Bref, Tony aime faire le paon pour nous éviter de dire que la dernière chose que Poutine aurait souhaitée pour réaliser son projet de lier l’Europe à la Russie et la Chine est cette histoire d’avion MH17? Est-ce un hasard ou une attaque planifiée de l’économie de la Russie, mais avec les embargos qui accompagnent la chute du prix du baril de pétrole, la Russie risque de perdre près de 100 G$ en revenu en un an. Mais vous savez, Poutine n’est pas du genre à pleurnicher sur un fauteuil roulant et à se laisser guider par des mutilateurs professionnels. Pour réaction, le risque qu’on entre en guerre en entraînant la Russie du côté des ennemis est important. Nécessaire, si l’intention est de nuire à la Chine, cet empire du Milieu qui devrait devenir la première puissance mondiale en 2015, en détournant le pétrole russe et en asservissant l’Europe à l’énergie de l’Amérique.

 

 

Chez Tony à St-Ambroise-de-Kildale

 

 

***

Harper ne rêve certainement pas que la Russie et le Proche-Orient jouissent d’une liberté de commerce hors d’accords économiques servant l’anglosphère. Au contraire, il semble préférer les conflits qui lui donnent la pleine latitude pour amputer un maximum de gens afin de contrôler la destination des chaises roulantes. Pour son ami Couillard, il est assurément devenu le complice d’une militarisation du pétrole canadien en fonction de profondes transformations géopolitiques dont l’apothéose repose sur le droit de mutiler les citoyens pour offrir de la chair fraîche aux transnationales. Un gouvernement qui travaille à l’ébauche d’une crise sociale pour offrir du Québec haché au réseau de la CIA. Un complot reptilien dirait Couture-Rouleau? Le simple aboutissant d’une loi du marché qui gagne la planète à travers des accords économiques qui mandatent cette logique absurde qui associe le commerce mondial à l’infini, alors que les ressources s’épuisent. Pour prix, des chaises qui roulent vers une ploutocratie qui effrite les droits et de la démocratie. Des amputations qui se multiplient et une planète qui étouffe sous l’œil complice d’hommes d’affaires et de politiciens, dont l’absurdité de leurs décisions sur les écosystèmes laisse, je l’avoue, l’impression d’être dirigés par des créatures inhumaines.

À la tête de l’engrenage, nos achats qui font tourner la roue de la mort et de l’exploitation. L’ordre est donné. Restons assis sur notre chaise et offrons notre chair à des spécialistes du sacrifice humain. Et lorsque le besoin de confort proposera l’acquisition d’un fauteuil roulant plus moderne, il faudra oublier qu’il existe des prothèses pour nous aider à marcher. Au moment de conclure ce texte, je me sers des chansons de Danny Placard, de la musique de Miriodor et de la générosité de Gabriel Nadeau-Dubois pour me déplacer. Pour les Saxons qui préfèrent pousser les chaises, Peter Hammill devrait les aider à s’asseoir à ma place. 

 

Joyeux Noël et bonne année 2015

 

Salutation spéciale aux 28 personnalités citées dans mon texte, malgré

qu'elles soient plus nombreuses à pousser des fauteuils roulants

qu'à nous aider à rester debout.

 

 

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