ÉDITIONS PH7

Mon nom est Marc Huber. Je suis l'auteur des textes qu'on retrouve
sur le site. Est-ce que je suis fière? L'écriture m'enfonce dans un monde
parallèle. Il m'arrive même de me surprendre de découvrir qu'il devient
lentement le lieu de mon exil. Disons plus simplement qu'en profondeur, on peut
mieux observer la réalité: ce qu'on cache et enterre en espérant effacer les
traces d'une humanité qui chute. Je ne tente pas ici de jouer le drame d'une
société qui multiplie soigneusement les bêtises, pour me faire sage. Je suis
seulement une personne parmi d'autres qui n'aime pas rester à la surface, en
sachant que tout ce que la lumière éclaire prend généralement une apparence
trompeuse et mensongère. Ici, nous devenons le reflet du capital et du mondialisme,
des imitateurs de parures se conjuguant avec le pouvoir et des êtres divisés
qui ont séparé leur corps, esprit et âme, pour mieux les mettre sur la
balance du marché. Et lorsqu'on croit avoir gagné en richesse en se vendant à
la pièce, on découvre soudainement la générosité de la mort . Celle du donneur
d'organes décédé d'hypothermie ou l'assurance vie d'une proche.
Je ne blâme personne. Je ne fais que constater que peu importe nos choix de
vie, nos ambitions, nos compagnons, la couleur de notre pilule, nos oeuvres ou
nos croyances, nous avons tous besoin de rêver à un monde idéal à la mesure de
nos besoins. Avec la grosse maladie et les nombreuses crises qui découlent des
gestions sanitaires, on se laisse guider vers l'espoir, par l'image d'un
arc-en-ciel. Je le redis. Ce que la lumière dévoile est souvent trompeur. Et
dès qu'on a la capacité de donner un sens et des lettres et des chiffres, nous
allons toujours tenter de nous en servir pour construire des illusions, de
concepts et des croyances. Je pense ici à cette idée d'associer PH7 à un
arc-en-ciel. Nous pouvons isoler le sept et le comparer aux sept couleurs
visibles des rayons solaires. On peut même se dire que cela donne un autre
éclairage de ce qui se retrouve à la surface.

PH7 n'a rien d'un
arc-en-ciel. C'est avant tout une maison d'édition qui gravite autour de
la politique, la religion, parfois l'humour, l'art et la science. À cette fin,
je me donne le devoir de regarder ce qui ne brille pas. Cela revient à projeter
un peu de lumière sur l'ombre et à nous faire comprendre que l'accès à la
vérité exige que nous fassions des efforts. J'ajoute que je vous induirais dans
l'erreur si je disais que PH7 a une politique éditoriale neutre. Bien que ce
nom se réfère à un PH ni acide ou alcalin, ne croyez pas pour autant que
j"évite de pondre de textes acides. Mais encore, bien qu'il puisse
m'arriver d'aborder des sujets ésotériques, mon intention n'est pas de lier le
7 de PH7 à une vitamine pour cette partie noble de notre corps qu'est
notre cerveau, ni même d'associer notre tête au même nombre, car traversée par
7 orifices servant à quatre de nos cinq sens. Oubliez aussi les 7 chakras, ces
centres énergétiques de notre corps que nous pouvons comparer à un arc-en-ciel
intérieur.

Par contre, je reconnais l'importance de la vie en même temps que sa
fragilité. À cette fin, si le sang n'a pas un PH entre 7 et 7,7, on risque
de croiser la mort. Mais encore, on peut accorder toute notre attention aux
changements climatiques et aux sommets réunissant des politiciens autour d'une
baisse des GES, on doit se questionner si on le fait pour la vie. Si oui,
comment comprendre que l'humanité soit devenue un simple accessoire répondant
aux besoins d'un marché mondial qui sème la mort? La réponse est peut-être dans
la viande noire, cette encre qui permet d'écrire des textes. La tendance
actuelle est de remplacer cet élément par le sang noirci des cadavres, afin
d'alimenter les textes des grands médias et les propagandes des gouvernements
et des firmes de relations publiques. C'est même devenu une affaire politique,
car en soutenant les armées ukrainiennes, le bon gouvernement canadien de
Justin Trudeau remplit les barils d'encre servant exclusivement les médias
canadiens qui projettent une lumière qui l'avantage.
Parallèlement, il y a
notre propre sang. Nous ressemblons de plus en plus à de la viande qu'on
sacrifie à des divinités corporatives. Un culte de l'argent
qu'on peut comparer à la sève d'un satanisme qui s'émancipe par la vente de
hamburgers. Un délire qui peut rappeler que le 7 de PH7 est la somme de
l'adition des 4 éléments de ces 3 pères fondateurs du Canada: Mc Donald, élu premier ministre en 1952, suivit par Harvey en 1959 et
Wendy en 1969.
La vraie origine de PH7
Revenons à la vraie
histoire. PH7 est le titre du septième disque
solo de Peter Hammill (PH) paru en 1979, alors que le V stylisé de PH7
s'inspire du groupe Van Der Graaf Generator, fondé en 1967 par Peter
Hammill.
Par la suite, au milieu des années 80, ce delta fut associé à un programme
informatique pour le Commodore 64 (un des premiers ordinateurs personnels) afin
de sélectionner des plantes vivaces. En 1991, le delta de
PH7 se retrouve cette
fois dans Jouer avec le feu qui fut envoyé par la poste à 33
représentants des médias, le 31 décembre 1991. Ce fut suivi par Jouer avec le feu
(outil de compréhension) au début de janvier de l'année 1992 et d'Un jeu qui se joue à deux.
Trois imprimés de
viande noire qui introduisaient le lecteur à une énigme numérique et
qui affichaient mes préoccupations face à la mondialisation des échanges
économiques et son motif prenant la forme d’un nouvel ordre mondial sans argent
rappelant la Bête des prophéties de l’Apocalypse de la Bible. Rien de moins que
ce qui nous rattrape avec la grosse maladie de COVID-19. Je signe les
textes d’un pseudonyme. Il s’agit de Hans Von Veckner. Je ne décide pas
d’utiliser ce nom par simple hasard. Je le conçois par des agencements de
nombres pour rester fidèle à la fameuse énigme. Par la suite, je crée le Cercle
de Veckner, avec les mêmes intentions. Il s'agit d'un symbole dont l'étoile
verte représente
l'Angleterre.

Le Cercle de Veckner
En 1993 je publie mon premier livre. Il s'agit de Le Cercle de Veckner,
un essai sur la politique, la mondialisation et les OVNIS. Ce livre a une histoire plutôt étrange. Par un lundi de janvier 1992, je sens le besoin de me reposer de mon dactylo, alors que je ponds Un jeu
qui se joue à deux. À cette fin, je décide d'aller au cinéma pour assister
à la projection du film Le Festin nu de David Cronenberg, inspiré du livre du même titre
de William Burroughs (1914-1997), publié en 1959. Dans mon cas, ces mots qui se retrouvent sur l'affiche publicitaire du film font effet: «Exterminer toute pensée rationnelle». Pour m'aider, deux personnages du film se nomment Hans et Boubou. Le hasard a décidé
que ces prénoms sont au centre de Jouer avec le feu et Un jeu qui se joue à deux. Hans pour Hans Von Veckner et Boubou qui fait référence au
premier ministre Robert Bourassa (1933-1996).

Je suis sorti troublé
de la salle, au point de décider d’arrêter mes activités de rédaction.
Après un peu moins d’une heure, j’arrive chez moi. Je ferme alors les yeux pour
me détendre. Un foutu pentacle… Je me détends… Ça va mieux. Je peux enfin m’étendre et dormir. Le lendemain matin,
à la
place de mettre un terme à mes activités, je débute l'écriture d'un livre sur mon dactylo. En 1993, mon travail devient Le Cercle de Veckner,
un essai de 184 pages. J'ai ensuite la chance d'être aidé par un
populaire animateur de télévision. Selon ce qui m'est rapporté, il
aurait affirmé que Le Cercle de Veckner serait un des pires ouvrages parus
au Québec. Est-ce à cause de la médiocrité de mes propos,
une mauvaise plume ou le fait de m'attaquer au mondialisme et à
conjuguer cette nouvelle religion au phénomène
OVNI? En 1995, Flying Saucer Attack, un groupe de musiciens
vivant en Angleterre, cette foutue étoile verte du Cercle, enregistre
la pièce Febuary 8th, la date qui j'ai
inscrite dans le livre pour conclure mon travail.
Suis-je fière? En
1995, je suis occupé par un drame qui a secoué le Québec et
l’Europe. Cela à débuté en octobre 1994 par l'assassinat de 53 membres de l’Ordre
du Temple Solaire (OTS), une société secrète. Le Grand Maître de la confrérie
se nomme Joseph Di Mambro. Le 2 mars 2010, je découvre que son patronyme joue
le rôle d’Interzone Boy dans Le Festin nu. Bref, ces incidents
deviennent une occasion pour m’intéresser aux Templiers. L’écriture continue et
donne naissance à 33
dossiers traitant de divers sujets et 33 Nouvelles de l’Interzone.
Dix ans plus tard, en 2004, PH7 est enregistré au Registre des entreprises
québécoises. Je suis seul au volant, alors que mon unique bagage consiste à des
participations aux activités de la Commission d’Études Ouranos, la conception
de textes pour le Journal Vert (Dimension X), le magazine X
Paranormal et des capsules pour l'Église de Valis à CIBL FM (101,5
Montréal).
Je disais que PH7 est une maison d'éditions. Depuis la publication du Livrer Amer en juillet 2009, je
préfère m'éloigner des obstacles de l'impression, la distribution, la mise en
marché et le soutien financier. Est-ce que je m'en plain? Quelques jours après
la sorti du Livre Amer j'ai eu le bonheur d'assister à un concert des Van Der Graaf Generator.
Suis-je fière? En 1995,
je suis occupé par un drame qui a secoué le Québec et
l’Europe. Cela débute en octobre 1994, par l'assassinat de 53 membres de
l’Ordre du Temple Solaire (OTS), une société secrète. Le Grand Maître de la
confrérie se nomme Joseph Di Mambro. Le 2 mars 2010, je découvre que son
patronyme joue le rôle d’Interzone Boy dans Le Festin nu. Bref, ces
incidents deviennent une occasion pour m’intéresser aux Templiers. L’écriture
continue et donne naissance à 33 dossiers traitant de
divers sujets et 33 Nouvelles
de l’Interzone. Dix ans plus tard, en 2004, PH7 est
enregistré au Registre des entreprises québécoises. Je suis seul au volant,
alors que mon unique bagage consiste à des participations aux activités de la
Commission d’Études Ouranos, la conception de textes pour le Journal Vert
(Dimension X), le magazine X Paranormal et des capsules pour l'Église
de Valis à CIBL FM (101,5 Montréal).
Je disais que PH7 est une maison d'édition. Depuis la publication du Livrer Amer en juillet 2009, je préfère
m'éloigner des obstacles de l'impression, la distribution, la mise en marché et
le soutien financier. Est-ce que je m'en plains? Quelques jours après la sortie
du Livre Amer j'ai eu le bonheur d'assister à un concert des Van Der Graaf Generator.
Van Der Graaf Generator à la PdA
Leur Graal, c’est Graaf!
Sylvain Cormier
Enterré, le présentateur. Oblitéré. Un théâtre
Maisonneuve rempli à ras bord d’absolus fadas de prog hurlait sa joie. Des irréductibles,
de vrais de vrais qui se pinçaient au sang tellement ce qui se passait était
impensable: là, s’amenant sur scène, c’était Van Der Graaf Generator. Trois des
quatre gars de la grande époque. Le Graal du Graaf. Guy Evans, l’immense
batteur chauve. Hugh Banton, le discret, mais tentaculaire claviériste. Et puis
un grand maigre flottant dans son linge tout blanc: Peter Hammill. Lui-même. Le
grand prêtre du rock progressif britannique. Le
pianiste-guitariste-compositeur-poète, le roi philosophe du prog, sorte de
Roger Waters, David Byrne et Peter Gabriel en un seul furieux doux homme.
«Voir Van Der Graaf avec Peter Hammill, c’est comme si Gabriel était revenu
avec Genesis», s’est exclamé Yvon Trottier à la sortie. Je me disais bien qu’il
serait là Yvon, avec ou sans son frère Daniel. Amis d’enfance de la rue Olier à
Montréal-Nord, ce sont eux qui avaient tous les albums de prog. Pas moi. Yvon a
encore ses Van Der Graaf. Et il a reconnu toutes les chansons, comme tout le
monde au Maisonneuve, sauf moi: The Sleepwalkers, ben sûr, et Man-Erg,
l’une des trois épopées de l’album Pawn Hearts, paru en 1971. «Ça,
c’était avant les gros albums de Genesis! Le début!»
Exigeants, Hammill et ses comparses l’étaient hier autant qu’à l’époque,
testant leur auditoire avec plusieurs récentes pièces de l’album Trisector: Interference
Patternes, All That Before, Over the Hill. Pas de problème.
Puissantes et complexes, les nouveautés étaient reçues comme les chapitres d’un
Nouveau Testament néo-prog. «We are a modern band» affirmait Hammill, tel
Charlton Heston en Moîse soulevant à bout de bras les Tables de la Loi: oui, le
prog vaincra!
Victoire facile vous me direz, avec tous ces gagnés d’avance. Encore, fallait-il
assurer: ils assuraient, champions de la modulation, alternant orages et
accalmies, ordre et chaos, ambiances planantes et violences terrestres. Foi de
néophyte: j’ai passé une soirée fascinante parmi des gens extrêmement heureux.
Salut Yvon. Et bon voyage à Québec. Van Der Graaf se produit ce soir au
Festival d’été.
En lisant la critique du journal Le Devoir, je me souvenu que le
delta de PH7 symbolise aussi le saint Graal. Est-ce que je suis heureux? Lorsqu'on crée, on
fabrique son propre arc-en-ciel. Que nous le voulions ou non, cela prend
souvent la route de hasards. Une musique nous donnant le courage de continuer,
un film, des personnes et de l'inspiration qui finit par dépasser nos propres
capacités. En fait, si nous pouvions oser lier PH7 à un arc-en-ciel, c'est
peut-être que ce dernier est associé à une alliance entre l'humanité et Dieu.
Cela peut-il aussi s'interpréter comme une capacité d'être soutenu dans nos
créations? Si nous le croyons, cela nous donne-t-il la capacité de lutter par
la plume et les mots?
Au printemps 2022, pour
une rare fois, je me suis présenté au cinéma pour
assister à la projection du film Les crimes
du future de David Cronenberg. À ce moment, je travaillais sur Le réseau de la CIA.
Je ne sais pas si c'est le virus, les pénuries et tout ce qui nous
donne l'impression d'avancer vers un monde dystopique,
mais cette fois ma
crainte d'être assassiné s'est manifestée en pleine création,
alors que généralement c'est après. Est-ce que je suis fière? Je ne connais pas ce
sentiment, ou du moins, il peut m'arriver de le rencontrer durant quelques
minutes. Pour la crainte de passer à trépas, cette réaction est normale et
touche de nombreux journalistes et enquêteurs qui se tiennent loin des potins.
Enfin, je termine en précisant que PH7 est affilié à ER MONDE, un ordre
d'auteurs que je vous présente à travers des honneurs à Peter Weller, l'homme
au chapeau.