Le Projet Blair

Ne confondez pas le titre de ce texte avec le faux documentaire d’horreur (The Blair Witch Project) présenté sur grand écran en janvier 1999. Il s’inspire plutôt de la Fondation pour la foi fondée par l’ex-premier ministre britannique Tony Blair. Elle a maintenant pied à Montréal, comme le précise Amélie Daoust-Boisvert dans Le Devoir du 4 décembre 2009 (page A4).

 

L’Université McGill s’associe à la Fondation pour la foi de Tony Blair

C’est en français, mais de l’Université de Yale aux États-Unis, que l’ancien premier ministre britannique Tony Blair a annoncé le partenariat entre sa Fondation pour la foi et l’Université McGill.

«Ça nous permet d’étudier l’impact de la foi sur le processus de la mondialisation, soutient-il. Je crois qu’il est absolument impossible de comprendre le monde actuel sans avoir une bonne connaissance de la foi.» L’ancien politicien converti au catholicisme en 2007 donne comme exemple la décision suisse d’interdire la construction de minarets sur les mosquées pour justifier un besoin grandissant de compréhension mutuelle entre les religions.

Il dit avoir choisi McGill non seulement «pour sa réputation internationale», mais aussi pour le milieu «fascinant» et multiculturel canadien.

Sans contribuer financièrement, la Fondation pour la foi de M. Blair servira de «réseau» pour l’enseignement et la recherche. L’université montréalaise ajoutera à son offre de cours un séminaire sur les religions, comme les autres universités membres: Yale, Durham en Grande-Bretagne, et l’Université nationale de Singapour.

Une fondation critiquée

 La Fondation pour la foi, née en 2008, vise à montrer que la religion peut être «une force positive». En un an, la Fondation aurait amassé plus de 6,2 millions de dollars, selon The Observer.

Tony Blair a des ambitions planétaires et pourrait s’associer à une douzaine d’universités dans le monde. Il veut «passer le reste de sa vie à essayer d’unir les religions du monde en une force de progrès social» a-t-il dit au Time Magazine. Sa fondation nourrit entre autres l’ambition de combattre la malaria, ce qui a fait dire au scientifique et athée convaincu Richard Dawkins sur son bloque que la science est beaucoup plus efficace que la religion à ce chapitre.

La fondation de l’ancien premier ministre essuie plusieurs critiques depuis sa création.  The Guardian, en avril dernier, titrait «La Fondation sur la foi de Tony Blair inspire le ridicule».Le quotidien fait référence à une attaque de Michel Schooyans, professeur à l’Université catholique de Louvain, qui accuse Blair de promouvoir un «plan messianique pour la domination du monde et une religion, universelle, qu’un pouvoir politique global imposerait à travers le monde».

Lors du premier discours sur la foi et la mondialisation de M. Blair à la cathédrale de Westminster en avril 2008, des centaines de manifestants contre la guerre en Irak massés à l’extérieur soulignaient «l’ironie» de parler de «foi et de mondialisation alors qu’il a envenimé les deux».

Consciente de ces critiques, la doyenne de la Faculté d’études religieuses de McGill, Ellen Aitken, croit que ces controverses prouvent que davantage de recherche scientifique sur la question de l’interaction entre les religions, la société et le politique doit être menée. Bien que la Fondation sur la foi ne finance pas ces recherches, elle estime que la visibilité du réseau universitaire ainsi formé permettra d’amasser des fonds privés et publics.


Qui est Tony Blair?

 

Le politicien Tony Blair, avec un aura solaire, selon l’agence Reuters

Ce texte d'Amélie Daoust-Boisvert est essentiel pour comprendre que les associations entre des groupes religieux ou encore initiatiques, l'État ou des organisations étatiques, telles les universités, peuvent détourner les débats de société à l'avantage de groupes qui désirent imposer leur vision du monde en fonction du mondialisme. Que certains, tels Michel Schooyans, y voient un complot, n'a rien de surprenant. Plus l'actualité traite de religion, plus on constate une volonté d'imposer l'idée que l'État et la religion doivent coopérer pour imposer une ligne de pensée unique. Que cela, doit nécessairement se traduire par une politique éditorialiste des médias servant à soutenir la coterie. Un complot messianique? je ne peux dire. Mais lorsqu'on découvre que la Société Radio-Canada refuse le doit à ses invités de traiter des liens entre la philosophe Charles Taylor, celui qui lutte contre le projet de loi 21 de la Coalition avenir Québec, et un dont de 1,5 millions $ qu'il a reçu de la Fondation Templeton, groupe religieux, il y a de quoi se demander si nous serions manipuler.

Je n'irais pas plus loin. Mon but n’est pas de juger Tony Blair. Diriger un pays représente une responsabilité immense qui exige beaucoup de l’élu, dont sa capacité à rassembler le pouvoir politique et économique autour de causes justes. Mais Blair est devenu plus que cela au fil des années. Comme Bush, Harper et plusieurs monarques de notre histoire, il ajoute maintenant la religion au duo. La tentation est grande de suivre le défilé des  agnostiques en accusant la religion de tous les maux. Pourtant, ce qui nous menace tous est beaucoup plus le fossé entre l’objectif de la foi et la réalité. En exemple, le christianisme vise le dépassement et la perfectibilité de l’humain. Cela doit nécessairement se traduire par une plus grande harmonie portée par une philosophie de vie coupée de tout conflit avec l’autre. Malheureusement, Blair, Bush et Harper, pour ne citer que ces exemples, portent ou ont porté les armes de la guerre en Afghanistan.

Puisqu’il est question de Blair, je dois ajouter ces trois commentaires à son sujet que vous pouvez lire dans Le Livre amer:  

Malgré qu’il fraye avec le monde universitaire, M. Blair n’a pas TOUJOURS servi la connaissance et ceux qui s’y rattachent. Quarante-huit heures après l’apparition au petit écran d’Arpad Pusztai, le célèbre chercheur écossais qui a démontré que la pomme de terre transgénique de la multinationale Monsento provoque des troubles et des mutations chez les rats, le directeur du Rowett Institute le congédie, son «équipement est saisi, ses données sont confisquées et il lui est interdit de parler publiquement». Le dossier semble important au point que Washington aurait téléphoné au premier ministre Tony Blair pour s’assurer du licenciement du docteur.

Lors de son règne de premier ministre, TONY BLAIR SOUTIENT UN MONDIALISME ET UNE ÉCONOMIE DONT LES VISÉES CORRESPONDENT RAREMENT À CELLEs DES POPULATIONS QUI DOIVENT S' Y SOUMETTRE. Il est un des 24 chefs d’État qui participent au Sommet de Davos de la Société du Mont Pèlerin du 24 janvier 2007. Il accompagne de ce coup «800 responsables des plus grandes entreprises mondiales» pour parler du «nouvel ordre économique mondial» dont l’émancipation exige un désengagement de l’État (néolibéralisme) et un démantèlement du mouvement syndical.

 

Sa conversion au catholicisme sent l’appel du missionné, une QUASI-SIMULATION ORCHESTRÉE.  Lorsqu’il siège comme premier ministre britannique, Blair est un anglican.  Le 23 juin 2007, à quelques jours de sa démission, il décide de se convertir au catholicisme à la suite d’une rencontre avec Benoît XVI.

Hermès trois fois Grand Maître

Bref, Blair doit certainement bien s’entendre avec Hermès Trismégiste. Dans Le Livre amer, ce dieu trois fois Grand Maître personnifie les individus, réseaux et coteries qui frayent avec le pouvoir économique (Davos), politique (premier ministre) et religieux (Fondation pour la foi) pour ériger un Nouvel Ordre Mondial qui nous acheminerait vers une théocratie.

Nous constatons un nombre croissant de personnalités influentes qui convoite le dieu depuis les drames du 11-Septembre. Cela nous permet-il d’affirmer que Blair oeuvrerait à l’instauration d’une alliance entre le pouvoir politique et religieux?

Michel Schooyans nous donne sa réponse dans cet extrait du texte d’Amélie Daoust-Boisvert:

The Guardian, en avril dernier, titrait «La Fondation sur la foi de Tony Blair inspire le ridicule». Le quotidien fait référence à une attaque de Michel Schooyans, professeur à l’Université catholique de Louvain, qui accuse Blair de promouvoir un «plan messianique pour la domination du monde et une religion, universelle, qu’un pouvoir politique global imposerait à travers le monde».

Bien que nous puissions interpréter le texte du journal The Guardian comme une dénonciation des propos de M. Schooyans, je tiens tout de même à rester fidèle à mes positions exprimées dans Le Livre amer. Non  seulement nous risquons de voir une théocratie émerger de l’œuvre des disciples d’Hermès, mais cela se fera par le renversement des valeurs de notre passé et par la multiplication de phénomènes que nous pourrions qualifier d’inexplicables. Cela profitera assurément à l’œuvre d’un personnage énigmatique, charismatique et rassembleur.

Les amateurs des prophéties de Nostradamus l’associent au Grand Monarque de la lignée de Salomon. Ceux qui sont plus attachés au christianisme traitent d’un genre de Jean le baptiste. D’autres y voient l’imposteur (l’Antichrist) qui se fait passer pour le Christ. Bla! Bla! Bla! Nous pourrions nous reposer sur la précieuse pensée cartésienne, la laïcité ou l’athéisme pour affirmer que ces prédictions ésotériques et religieuses sont ridicules et nuisent à la recherche de vérité et au sens à la vie. Je suis plutôt de ceux qui croient que le sage est celui qui contemple le monde afin de mesurer son influence. Et lorsque nous sommes devant une alliance entre une université et une fondation qui a pour volonté d’unir les religions sous une force sociale, le temps n’est plus de scinder les gens en un clan de porte-parole de l’absurdité et en celui du louable à louanger, mais d’anticiper ses effets sur notre tissu communautaire.

La crise économique… Les changements climatiques… Les risques croissants d’une pandémie… L’énergie… Nous vivons l’époque de grands troubles que nous devons régler rapidement. Tellement rapidement, qu’il serait préférable que nous remplacions nos politiciens par un Messie de poche omnipotent, des poupées de l’espace possédant un savoir prodigieux ou un Hermès en chair et en os. Le problème n’est pas d’en arriver à formuler ce genre de propos, mais de constater que cette avenue nous permet de construire un mur brique par brique pour nous couper des réactions de nos actions. À cette fin, la Fondation pour la foi représente qu’un mouvement parmi d’autres qui prêche la pensée magique par l’avènement d’une religion universelle accolée à un ordre mondial, un genre de totalité gravitant autour d’une divinité universelle.

Le plus réputé se découvre dans la Société Théosophique. Voici un extrait du Livre amer pour vous présenter cette organisation mystique:

Le baron est membre de la Société Théosophique, un groupe mystique fondé le 8 septembre 1875 par Mme Blavatsky et le «colonel Henry Steel Olcott», un homme d’affaires passionné d’occultisme. Par la suite, tous les deux partent en voyage en Asie pour rencontrer les «Grands Maîtres de la Loge blanche». À cette fin, ils reçoivent «des passeports diplomatiques» du président étasunien «Rutherford Hayes» se disant très intéressé par cette mission. Par ce geste de solidarité, Mme Blavatsky et M. Olcott deviennent non seulement des envoyés spéciaux du gouvernement étasunien, mais aussi des messagers d’un futur ordre théocratique. La Société Théosophique est un tentacule de la mystérieuse Grande fraternité blanche dont l’origine se colle à Agartha. Sa mission doit certainement plaire aux politiciens qui préconisent la relation prêtre et disciples pour étaler des révélations et élever les vibrations du marché naturel.  Elle met son grain de sel cosmique dans le monde extérieur pour préparer notre être intérieur au retour du Christ dans une seule autorité planétaire. À cette fin, Mme Blavatsky annonce dès 1889 la venue d’un messie présenté comme l’Instructeur mondial.Par la suite, la mission se prolonge à l’ONU, comme le précise cet autre extrait:

Dès sa naissance, l’ONU mandate une politique basée sur une intervention divine très près des espoirs de Paul-Henri Spaak, celui qui a collaboré avec Joseph Retinger de la CIA pour fonder l’ACUE. Spaak souhaite qu’un être supérieur, «venant du ciel ou de l'enfer», puisse gérer le marasme de l’Europe. En 1964, l’espérance se construit. Robert Muller, ancien directeur adjoint de l’ONU et ex-président de l’Université de la Paix au Costa Rica, considère que l'organisme doit promouvoir une nouvelle religion au service d’un gouvernement unique, sans en être le porteur. C’est sur ce vent qu'en 1965, le «Conseil de l’Unité et de la Diversité» (Unity and Diversity Concil) naît sous la direction de «Leland Stewart», pour ébaucher une «nouvelle religion ayant un seul maître».  Par la suite, dans les années 70, une chambre de méditation est offerte aux membres de l’ONU. Un gourou est même engagé pour répondre à leurs questions existentielles. En 1978, le raja yoga prend racine. En 1995, des employés de l’ONU assistent au XXe sommet de Montréal du 19 au 21 mai, Vers un nouveau ciel et une nouvelle Terre, où des médiums, des voyants et des prophètes se rassemblent afin de chercher des solutions pour l'an 2000. Enfin, plusieurs organisations mystiques sont patronnées par l'ONU. L’exemple le plus probant est celui du Lucis Trust. Ce groupe se donne la mission de préparer l’avènement messianique, en hommage à sa fondatrice Alice A. Bailey, membre de la Société Théosophique. Mlle Bailey est l’auteure du Retour du Christ (1948), une spirite et disciple du moine tibétain «Djwhal Khul», par qui elle reçoit des «informations télépathiques» depuis 1919. Pour loisir, elle étudie la possibilité «d'évoquer les esprits», par des «formules géométriques» conséquentes de formules mathématiques, ce qui comprend la fameuse «pyramide» égyptienne.                  


Un monde parfait

Nous n’affirmerons pas que l’esprit de Mlle Bailey flotte toujours sur l’ONU. Pourtant, une autre forme géométrique tout aussi ésotérique s’impose. Il s’agit du cube. Sa présence la plus récente se rapporte au Sommet sur l’environnement de Copenhague de décembre 2009, une masse imposante conçue par Millenium art, groupe mandaté par l’ONU.


Le cube de Copenhague

Toujours selon Le Livre amer, chez les disciples de Hermès, dont les Maçons, le cube représente le symbole de la perfection associé au Temple de Salomon, l’Oeuvre inachevée.  Est-ce une théocratie qui perpétuerait la lignée de Salomon dans un ordre mondial parfait, la réalisation d’une prophétie d’Ézéchiel faisant allusion au retour du Christ dans le Temple reconstruit, comme l’espèrent certains fondamentalistes?

Malheureusement, notre tendance à chercher des solutions dans un humanisme global, frôlant la pensée magique, perd facilement ses marques de noblesse par une analyse de la même symbolique qui la promeut. Et lorsque des initiés, tels Alice A. Bailey,  traitent de formules mathématiques pour évoquer les esprits, elle nous incite aussi à questionner Gannes le dieu des nombres, celui qui associe le chiffre six à la perfection.

Le cube… En calculant au carré le nombre de surfaces de la forme géométrique (62) nous obtenons le nombre 36. Si ensuite nous calculons ce nombre avec ceux qui le précèdent nous obtenons le nombre 666.

1+2+3+4 (...)+33+35+36=666

Un nouvel ordre économique mondial serait la solution à nos maux! L’enseigne du Sommet de Davos dévoile le même nombre par l’arc qui traverse les trois lettres «O», dont la valeur de 15 (quinzième lettre) se simplifie en trois six (1+5).

Des ordinateurs pour compiler les transactions! Le même nombre apparaît lorsque nous incrémentons de six le nombre des lettres:

C      O      M      P      U      T      E      R
18+90+78 +96+126 +120+30+108=666

Ces exemples sont-ils des hasards sans importance? À mon avis, ils nous avertissent du risque grandissant que nous passions de la totalité au totalitarisme, d’une théocratie à une théo-dictature. Les informations dans Le Livre amer se multiplient pour traiter du sujet. Même la Bible sert à cette fin en associant le nombre 666 à un système économique et religieux mondial. Bien qu’il réponde aux besoins de beaucoup, en marquant les gens d’un signe obligatoire pour avoir le droit d’acheter et vendre, pour ceux qui le refusent (sans doute des chrétiens convaincus), il s’avère la Bête d’un Ordre satanique.

   La suggestion

Je ne dis pas que la Fondation pour la foi de Tony Blair œuvre à cette tâche. Je suis aussi incapable de dire le contraire. En fait, l’univers des symboles est suggestif. Malheureusement, lorsque nous décidons de lever le nez sur ces derniers pour rester loin des écervelés, dont je dois certainement faire partie, nous refusons du même coup de tremper dans l’eau de ceux qui nous dirigent. Jusqu’à un certain point, la raison qui mandate notre refus devient ainsi une voie vers l’asservissement collectif. Lorsqu’un univers ésotérique et religieux se dévoile à nous, notre responsabilité n’est pas de le fuir de notre regard, mais d’apprendre à l’observer afin de préserver notre démocratie (ce qu’il en reste), nos droits, notre corps et notre esprit.

À ce propos, notons que le choix de l’Université Yale pour annoncer l’alliance suggère des ramifications qui font vibrer l’esprit des amateurs de complots. C’est dans ce campus qu’une coterie baptisée Skull & Bones recrute des membres depuis sa fondation en 1830. Les présidents Bush sont même des membres en règle. Est-elle pour autant un ordre satanique comme l’affirment certains? Sans nous tromper, nous pouvons parler d’un puissant réseau d’affaires. Nous pouvons ajouter qu’il tisse des liens avec le Royaume-Uni pour étendre son influence. Bref, je me risque à dire que le Skull & Bones perpétue une tradition aristocratique britannique loyaliste en Amérique, dont cet art d’utiliser tous les moyens disponibles pour manipuler les sujets du roi lorsqu’ils menacent les intérêts des seigneurs.

 C’est à Londres, en 1851, que se fonde un autre outil à suggestion. Il s’agit de l’agence de presse Reuters. Une oeuvre récente de Reuters m’incite à poser cette question: La mission de Blair était-elle planifiée avant sa rencontre avec Benoît XVI? En 2005, l’Agence diffuse une photo de Tony Blair coiffé d’une aura solaire qui rappelle l’image de divinités catholiques, un effort louable pour sanctifier le premier ministre britannique.

Une autre photo de Reuters fut intégrée à Nouvelles du Québec des Cahiers d’Ouranos de juin 2005. J’y affirme qu’elle reproduit un passage de l’Apocalypse (12-1) mettant en scène une femme couronnée de 12 étoiles. La chanceuse était Condoleezza Rice. À cette époque, elle négociait une entente commerciale avec Sonia Gandhi et lui demandait de laisser tomber son projet de pipeline indo-iranien.

Sainte Condoleezza Rice, selon Reuters.

***

Comment pouvons-nous résister au charme d’une déesse aux étoiles et d’un saint solaire?  Aujourd’hui, les échanges économiques entre l’Inde et les États-Unis croissent. Alors que la plus grande université québécoise se permet des petites croisades avec une religion universelle liée au mondialisme, le Québec de Jean Charest n’a jamais été aussi près des cartels anglo-saxons décriés dans Le Livre amer. La Fondation pour la foi s’étend en calquant cette vielle mission de la Société Théosophique avouée à la fin du XIXe siècle: préparer le retour du Christ.  Ne serait-il pas préférable d’instruire les gens des raisons qui poussent Michel Schooyans à critiquer la Fondation pour la foi de Tony Blair?  Mais encore, le choix de McGill, université fondée en 1821 par le Gouverneur de l’île de Montréal, qui en 1840, fermait les écoles primaires francophones, comme nous pouvons l’écouter dans Un article de grande rareté de René Lussier (Le Trésor de la langue, 2007, 5 m 13 s)), cacherait-il une volonté de propager des doctrines humanistes qui feraient du Québec le tremplin d’un Nouvel Ordre Mondial qui serait conditionnel à une refonte économique globale, un effacement de la dette qui exigerait la disparition de l’argent de papier? La prochaine étape pourrait atteindre gravement le Québec. Je me demande même si la Fondation de Blair jouerait en sa faveur. Quelle est-elle? Le déménagement du siège social de l’ONU à Montréal, la Nouvelle Jérusalem d’énigmatiques templiers côtoyant Hermès?