LES PETITES VITES

 

Commentaires et critiques

 

 

 

Sirius prédit la victoire de Marine Le Pen

 

1er mai 2017

 

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Après avoir prédit la victoire de Donald Trump le 9 octobre 2016, Sirius récidive en affirmant que Marine Le Pen sera élue présidente de la France le 7 mai prochain. Sirius est un logiciel créé par des chercheurs en intelligence artificielle de l'Université Sherbrooke qui rêvent d’actualiser la psychohistoire présentée pour la première fois en 1941 par l’auteur de science-fiction Nat Schachner (1895-1955) dans Beyond all weapons. Il s’agit d’une science qui applique la physique statistique pour prévoir l’avenir, à l’aide d’une analyse des phénomènes sociaux et de la psychologie humaine. Pour y arriver, Sirius utilise de puissants algorithmes qui analysent le contenu de la Toile, afin de retenir des séquences de mots et d’images qui serviront à prédire un évènement. Dans le cas de l’élection de Marine Le Pen, ce sont les mots «drogue», «Beatles», «nazi» et «France».

 

Pour Sirius, la «drogue» est étroitement liée à la politique. Un exemple récent fut la consommation de Pervitin (pervitine), une méthamphétamine similaire au Chrystal Meth qui fut vendue librement en Allemagne entre 1939 et 1941. Ce stimulant a profité à la montée du fascisme hitlérien en procurant un état de bien-être chez des millions de consommateurs, tout en facilitant la conquête de l’Europe par les soldats allemands. D’autres psychotropes furent consommés par Adolf Hitler (1889-1956), parfois pour subjuguer l’assistance. Plus précisément un dérivé de la morphine baptisé Eucodal et de la cocaïne, qui furent injectés par Theodor Morell (1886-1948), son docteur attitré, en plus d’hormones extraites d’organes d’animaux et de vitamines.

 

Sirius ajoute que l’usage de stupéfiant sous le régime «nazi» est indissociable de la naissance d'une musique électrisée et envoûtante dès le milieu des années 50. Un phénomène que la vidéo Third Reich’n Roll traduit avec subtilité. Un art qui s’est développé à l’aide de médecins personnels oeuvrant à préserver la prestance de vedettes telles Elvis Presley (1939-1977), Micheal Jackson (1958-2009) et Prince Rogers Nelson (1958-2016). D’autres, dont Keith Richard des Rolling Stones, qui consommèrent de la cocaïne qui provenait de Merk, l’entreprise pharmaceutique allemande où s’approvisionna Theodor Morell dans les années 40. Sans oublier le docteur Robert Freymann, ce célèbre fournisseur de psychotrope à de nombreux artistes dans les années 60 qui procura du LSD aux «Beatles». Un groupe qui en 1962 fit ressembler ses quatre membres à des soldats allemands préparant, de Francfort, l’invasion de la scène musicale, à l’aide d’amphétamines, dont la Benzedrine.

 

 

 

Les dates de la tournée européenne d’Adolf Hitler

 extraites de la Toile par Sirius.

 

Et assurément, lorsque la consommation de drogue permet de donner plus de spectacles, d’amadouer plus de gens, de vendre plus de disques et de billets et d’influencer plus de monde en prenant plus de territoire médiatique, il faut s’attendre à s’intégrer à l’économique mondial. Ainsi, les Beatles sont devenus un groupe corporatiste qui a réussi à provoquer des évanouissements d’adolescentes à rendre jaloux les manipulateurs du Reich.

 

Et la France...

 

La «France» se démarque.  Durant des spectacles des Beatles à l’Olympia de Paris, des garçons se sont aussi évanouis. Mais encore, alors que la beatlemania s’étendait sur la planète, en janvier et février de 1964, les Beatles se contentaient de faire la première partie de Sylvie Vartan et de Trini Lopez durant une vingtaine de représentations. Une différence suffisante pour amener Sirius à se pencher sur la psyché de la France.

 

L’inconscient collectif du pays de René Descartes (1596-1650) cache l’empreinte d’un profond désir de se faire pardonner sa distinction. À cette fin, le 7 mars 1966, Charles de Gaulle (1890-1970) a décidé de démontrer sa solidarité envers les Beatles lorsqu’ils furent attaqués par des fondamentalistes étasuniens, après que John Lennon (1940-1980) affirma le 4 mars 1966 que les Beatles sont plus populaires que le Christ. Comment? En retirant la France de l’OTAN. Selon Sirius, cet inconscient collectif s’est manifesté à nouveau lors des primaires de 2017, par l’élimination des candidats Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon. La raison évoquée surprend. Il s'agit de la terminaison en «ON» de leurs noms qui rappelle ces deux Beatles disparus: John Lennon et George Harrison (1943-2001).  

 

Pourquoi le peuple français a-t-il décidé de garder Emmanuel Macron pour le deuxième tour, alors que son nom de termine aussi par «ON»? D'après Sirius, Macron est le digne représentant des politiciens vedettes qui sont prêts à chanter n’importe quoi pour amadouer les foules, même à user de substances pour créer l’extase chez les électeurs. Mais en plus, Sirius note une ressemblance surprenante entre Macron et le «sergent Pépère» (sic). Vous connaissez? Il est l’inconnu parmi plus de 60 personnalités qui se retrouvent sur la pochette du disque Sgt Pepper Lonely Hearts Club Band sorti en juin 1967. Il est aussi le seul personnage à être représenté par un buste de pierre. En plus de symboliser l’élitisme et l’autorité bancaire, cette oeuvre incarne la sépulture de la France par sa proximité avec les fleurs et la terre. Bref, cela pour dire que Macron sera défait au deuxième tour, car la France ne veut pas mourir.

 

 

 

Il ne manque que la moustache à

Emmanuel Macron pour devenir le

«sergent Pépère» des Français.

 

Est-ce que le 7 mai 2017 la France aura Marine Le Pen à la présidence, comme le prédit Sirius? L'intelligence artificielle risque de nous surprendre dans les prochaines années, non seulement par ses prédictions, mais aussi son sens de l'humour. Ainsi, je dois noter que les mots «sergent Pépère» sont extraits du disque 4 Beadochons dans le vent  des Beadochons. Sur ce pastiche de Sgt Pepper Lonely Hearts Club Band paru en 1993, le sergent Pepper représente le général de Gaulle. Dès juin 1940, ce grand personnage organisa la résistance contre le nazisme, avant de lancer,  le 24 juillet 1967, cette phrase célèbre du balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal: vive le Québec libre. Humour je disais. Sirius a décidé de retenir l'image du porte-avion Charles-de-Gaulle plutôt que celle du président de la République de 1959 à 1969. Était-ce de l'humour pour nous dire que nous avons manqué le bateau, une distraction causée par l’envoi d’un porte-avion par Donald Trump pour intimider Kim Jong-Un, le chef suprême de la Corée du Nord, ou une façon originale de vous dire que je vous ai monté un bateau?

 

 

 

Intelligence artificielle?

Sirius a confondu la statue du général de Gaule avec un bateau

 

Le consensus social

 

En attendant que Sirius réponde à cette question, nous devons vivre avec la réalité. Que nous soyons à gauche, à droite ou au centre, la quête de pouvoir repose sur une guerre d’images et de mots qui nous enfonce dans les fondements mêmes du nazisme. Nous ne parlons pas exclusivement du besoin d’endoctriner les foules, mais de répéter des mensonges pour en faire des vérités. Un art pratiqué par le ministre nazi de la propagande Joseph Goebbels (1887-1945). Celui qui s’est inspiré du livre Crystallizing Public Opinion (1923) du père des relations publiques étasuniennes Edward Bernays (1891-1995) pour étoffer sa campagne contre les Juifs allemands. En d'autres mots, nous parlons d'une fabrication du consentement de leur arrestation pouvant aussi se définir par ces deux petits mots prononcés par un copain: «consensus social».

 

Ce consensus social a offert aux Allemands la possibilité de consommer librement de la pervitine et d’envahir l’Europe. Le même consensus s’est traduit par le souhait de capituler de Heinrich Himmler (1900-1945), ce chef des SS et de la Gestapo, ce sergent Pépère de pierre du nazisme, qui espérait étendre les doctrines du Reich en douceur en se livrant aux États-Unis. Aujourd'hui, ce consensus sert de prétexte pour voter des lois répressives, s’attaquer à des caisses de retraite et nous imposer de nouvelles façons de nous comporter, d’agir, de penser et de communiquer en prétextant le choix d’une majorité qui est souvent lié à des petits groupes de pression qui marchent sur le même sentier que Goebbels. Il devient ainsi possible de tisser des liens entre «l’extrême droite» de Le Pen et le nazisme de Hitler, sans pour autant préciser que le mondialisme et le libéralisme actuel se forgent sur l’abandon de soi en fonction de ce consensus.

 

Ce même consensus social repose de plus en plus sur le progrès technologique qui en plus de profiter au développement de l’intelligence artificielle, pave lentement la voie de l’idéologie de la race pure par les progrès de la génétique, tout en nous offrant une société sur haute surveillance qui prévoit la disparition de l'argent liquide. Pendant ce temps, l’économie nous amène à l’idée de rationaliser les dépenses. Ainsi, cette consommation croissante de psychotropes, dont une partie importante tire son origine de laboratoires de l’empire germanique, pousse ses usagers dans le rang des esclaves à qui on devrait retirer le droit de se reproduire. Ce n’est pas grave. La musique joue. Elle nous rassemble, nous divertit et multiplie l’idéologie de la servitude à travers ses idoles. Elle crache de plus en plus ses basses fréquences inspirées de la techno allemande qui font office d’hymne à la guerre.

 

Nous sommes des nazis en dormance. Nous consentons collectivement à la connerie des vedettes de la Pop politique. Et pendant que nous dénonçons des mesures pour diminuer l’immigration, nous faisons l'éloge de l'intelligence artificielle. Celle qui pourrait un jour nous proposer une diminution du nombre d’immigrants bruns, des coupes dans l’aide aux défavorisés et aux malades et l'avortement de foetus dont l'ADN ne correspond pas aux critères du consensus social, pour améliorer nos conditions de vie. Que déciderons-nous? Nous aimons embrasser le progrès pour nous sentir puissants, comme les nazis l’ont fait avant nous, en pressant sur un interrupteur pour libérer du Zyklon B. En attendant, rien de plus normal que de trouver indécents ces gens qui critiquent Trump après avoir voté pour Philippe Couillard. De voir le chef des placements de la Caisse de dépôt Roland Lescure quitter son poste pour prêter son soutien à Macron, avant d’apprendre que la Caisse a augmenté à 1,02 G$ son actif à la pétrolière Trans-Canada, sous son règne. Reconnaître que nous pouvons polluer notre espace de vie, tout en vantant la propreté d'un train électrique très (trop) onéreux de 6 G$! Affirmer qu’il faut voter pour Emmanuel Macron, car Marine Le Pen se retrouve à l’extrême droite, alors que nous sommes pris au piège d’une adulation du progrès qui reproduit les caractéristiques du nazisme.

 

Nous récoltons ce que nous semons. Après l'abandon de nos racines et des traces d'humanité et de solidarité qu'elles nous offraient, nous optons cette fois pour l'intelligence artificielle portée par des algorithmes. L'outil idéal pour oublier les mots d’une chanson de Raymond Lévesque pas assez nazie pour que nous ayons fêté son soixantième anniversaire en 2016, à la mesure de l’oeuvre.       

 

Une deuxième commission sur les

accommodements raisonnables

 

25 février 2017

 

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Dix ans après la Commission Bouchard-Taylor (Charles Taylor et Gérald Bouchard), un sondage CROTE commandé par le Parti libéral du Québec (PLQ) démontrerait que l’inertie du gouvernement Couillard dans le dossier des accommodements raisonnables pourrait lui faire perdre de 0,3 % à 1,2 % des votes, au risque de lui retirer sa majorité parlementaire en 2018, si le pourcentage de suffrage qui lui étant accordé était inférieur à 33 %.

 

Pour éviter de devenir un gouvernement minoritaire qui serait obligé de répondre aux questions des partis d’opposition, de respecter la population et d’affaiblir la démocratie en ne pouvant plus imposer des lois bâillons, le premier ministre Philippe Couillard a décidé de former une nouvelle commission d’étude qui devrait être «0,5 fois plus intègre que la Commission Bouchard-Taylor», selon ses propres mots, en ayant «trois coprésidents plutôt que deux». Il s’agit de la Commission Augustache, Camélius et Edwidge qui devrait proposer une solution finale aux  problèmes d'accommodements raisonnables, en décembre 2018.

 

 

De gauche à droite, Camélius, Edwidge et Augustache.

Les trois nouveau coprésidents de la commission sur les accommodements raisonnables de 2017.

 

C'est devant un salle comble et sous des applaudissements à tout rompre qu'Augustache, Camélius et Edwidge ont présenté à Montréal, le 23 février dernier, les bases de réflexions qu’ils désirent débattre dans les prochains mois, afin d’éviter les problèmes d’accommodements. Une machine bien huilée qui devrait permettre d’associer le PLQ à un consensus populaire jamais vu. Ainsi, que nous soyons un juif, un chrétien, un raëlien, un bouddhiste, un athée, un joueur de bingo, un amateur de sport, un ami de Lucien Francoeur, un policier, un enseignant, un syndicaliste ou un musulman, nous serons tous lobotomisés, et cela… gratuitement. Tous unis dans le grand tout par une petit cicatrice sur le front, que nous portions un voile, un crucifix, une IPA ou un caniche blanc.

 

Carlos Leitão promet un budget spécial pour la lobotomie

 

Que dire des généreux dons? Sous les recommandations de la Commission Augustache, Camélius et Edwidge, le ministre Carlos Leitão aurait décidé d’inclure dans son prochain budget des mesures incitatives pour permettre le don de deux disques de Jardin mécanique et d’une bande dessinée du même nom, à ceux qui se feront lobotomiser avant les élections de 2018.

 

Pour ceux qui croient à une accointance entre la Commission Augustache, Camélius et Edwidge et Jardin mécanique, je dois leur avouer mon irritation devant tant de méfiance. Le talentueux trio «n’est pas le Messie ni un Robin des bois des temps modernes. C’est des Québécois qui ont décidé à tout mettre en œuvre pour que le peuple du Québec prenne définitivement en mains son destin» à l’aide d’une nouvelle commission d’études. Des gens ordinaires et tolérants. Des créateurs modestes qui ont marché sur le même trottoir que Leonard Cohen (1934-2016) et Arcade Fire et qui connaissent Paul McCartney. Des artistes de prestige qui devraient monter sur la scène de La Voix (TVA-Quebecor), le dimanche 31 septembre 2017. Une émission très populaire, dont l’animatrice Julie Snyder, il ne faut pas l’oublier, a eu l’honneur de se faire offrir V-2 Snyder par David Bowie (1947-2016), deux mois avant sa commercialisation. C'était le 6 août 1977, lors du dixième anniversaire de Julie.

 

 

De gauche à droite, monsieur Camélius, monsieur Augustache

et monsieur Edwidge formant le groupe Jardin mécanique.

 

C’est à suivre.

  

 

Sodomie et libre-échangisme

 

9 décembre 2016

 

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Le temps des fêtes est arrivé. Nous pouvons enfin nous offrir des petits plaisirs entre amis, partenaires de travail et membres de notre famille. Certains attendent fébrilement d’exposer leurs registres vocaux, en faisant des interprétations karaoké de Koyaanisqatsi du groupe Chocolat, d’Apparition de la Sainte-Étoile thoracique de Klô Pelgag ou de Prémonition d’Alain Lefèvre. D’autres, plus réservés, se contenteront de raconter quelques histoires rigolotes. Moi, je vais tirer profit de ce moment magique pour initier les convives à la sodomie et au libre-échangisme.

 

Ne croyez pas que je sois un genre de «mononcle» qui profite des fêtes pour s’offrir quelques perversités. Je tente seulement d’enseigner l'art de devenir de meilleurs Canadiens. La raison? Le gouvernement de Justin Trudeau désire abroger l’article 159 du Code criminel canadien, pour permettre la sodomie chez les mineurs âgés de 16 et 17 ans. Mais encore, cette même autorité politique a autorisé, le 30 octobre dernier, la tenue d’une partouse de libre-échangisme qui réunira près de 30 participants d’autant de pays. Parmi les invités nous retrouverons Carlos Leitão, le ministre des Finances du gouvernement du Québec. À moins de me tromper, ce grand spécialiste de la baise sans préliminaires (l’austérité) profitera des ébats politiques pour faciliter la pénétration en élargissant... la porte d’entrée!

 

 

 

Mésentente sexuelle entre Carlos Leitão et Donald Trump

 

Je ne vous surprendrais pas en vous apprenant que le nouveau président étasunien Donald Trump brillera par son absence, en raison de son opposition au libre-échangisme et à la sodomie. Un refus qui suggère que l’Amérique est profondément divisée entre le Sud et le Nord. Je ne fais pas uniquement référence au Canada et au Québec qui apprécient mutuellement le libre-échangisme et la sodomie alors que les États-Unis préfèrent manger des croustilles devant la télévision. Il y a aussi ce paradoxe économique qui laisse croire que le Nord aime se faire fourrer. Ainsi, un Québécois qui déciderait de faciliter la pénétration, tout en économisant, en se procurant un gros pot de gelée de pétrole de 5 kilos de marque Vaseline (de la «Vas-y Line» s’il fantasme sur Line Beauchamp, cette ancienne ministre du parti libéral du Québec devenue la représentante de la Délégation générale du Québec à Paris), risque d’être déçu, car ce format se retrouve exclusivement sur les étagères des commerces étasuniens.

 

 

Bois d'oeuvre ou gelée de pétrole?

 

Cela me laisse l’impression que la pratique de la sodomie se fait au détriment des droits des consommateurs. Mais encore, que le libre-échangisme peut parfois ressembler à des séances d’asservissements. Je vous explique. Le gros pot de Vaseline aurait dû être accessible aux Canadiens depuis le premier janvier 1994, puisque le pays de Justin et de Carlos a ouvert les portes à ce commerce en signant l’Accord de libre-échangisme nord-américain (ALENA) avec les États-Unis et le Mexique. Et pour ceux qui croient que ce problème devrait se régler par la légalisation de la sodomie, je suis désolé de vous apprendre que votre gros pot restera introuvable en 2017, car Donald Trump veut déchirer l’ALENA. Pour les autres qui supposent que Carlos Leitão va résoudre cette difficulté, je dois vous informer qu’il désire seulement élargir l’échange entre partenaires. Pas pour permettre un accès au gros pot de gelée de pétrole, mais pour que le bois d’œuvre puisse mieux pénétrer la frontière étasunienne.

 

Il y a tout de même une bonne nouvelle. Si le ministre des Finances profite de l’occasion pour passer un sapin aux Québécois, nous devrions tous avoir une meilleure vitalité en 2017. Selon le docteur Gaétan Barrette, celui qui se consacre à la fonction de ministre de la Santé à Québec, les aiguilles du conifère  dans la région rectale nous protègeraient contre la grippe et d’autres maladies virales. Pour Philippe Couillard, celui qui occupe le poste de Premier ministre du Québec, il affirme que la pénétration anale stimule la sécrétion de dopamine, l’hormone du bonheur. Ainsi, cela expliquerait pourquoi les Québécois seraient plus heureux que les Étasuniens et les Nord-coréens.

 

Cette bonne nouvelle devrait nous réjouir en cette époque où de nombreux amis du gouvernement poussent leur chose de plus en plus profondément pour notre bonheur. Malheureusement, je suis de ceux qui croient que ce n’est pas la quantité de sodomie qui importe, mais la qualité. Il n’y a pas si longtemps, on m’offrait des préliminaires en me parlant de hockey, de La Voix et de cette nouvelle mode qui consiste à faire du karaoké sur des pièces instrumentales de Chocolat, Klô Pelgag et Alain Lefèvre pour accommoder ceux qui chantent faux ou qui haïssent la langue du Québec. Depuis le 9 novembre 2016, on me défonce en grognant et en répétant qu’il faudra s’habituer, car avec l’élection de Donald Trump, je serai enculé violement à la table de négociation de l’ALENA.

 

Je veux bien accepter d’être sodomisé, mais de là à avaler les mensonges des sodomites, il y a des limites. Ce n’est pas Donald Trump qui sera responsable des sodomies autour du dossier de l’ALENA, mais Jean Charest. On connaît ce type pour avoir été victime du vitiligo en 2012, une maladie qui attaque la pigmentation de la peau qu’il aurait contractée dans une blanchisserie pas propre. On se souvient aussi que ce mal provoqua de nombreuses moqueries d’étudiants qui le taxèrent de monsieur «White Power» et «Speak White» pour évoquer son dédain pour la démocratie, les droits et de la langue française. On se se rappelle moins que Jean Charest fut aussi chef du Parti libéral du Québec (PLQ), premier ministre du Québec de 2003 à 2012 et qu’en octobre 2008, il devint le promoteur du libre-échangisme entre 28 pays de l’Union européenne (UE) et le Canada, en optant pour les négociations de l’Accord économique commercial global (AECG). Une grande partouse que Justin Tudeau a autorisée le 30 octobre 2016, alors que son gouvernement préparait sa politique sur la sodomie.

 

En 2011, le même Jean Charest a proposé à l’oncle Sam de joindre les négociations de l’AECG. Son initiative n’était pas nouvelle. Le désir de marier les États-Unis à l’Union européenne s’implantait par la création du Congrès américain pour l’Europe unie (ACUE) créé le 29 mars 1949. À la tête de l’ACUE, nous retrouvions Joseph Retinger (1888-1960) et Paul-Henri Spaak (1899-1972). Retinger était un diplomate au service de la CIA alors que Spaak fut un homme politique qui entre 1936 et 1961 occupait les postes de ministre des Affaires étrangères, premier ministre de la Belgique, président de l’Assemblée consultative du conseil de l’Europe et secrétaire général de l’OTAN.

 

 

Joseph Retinger, Jean (Mr White) Charest et Paul-Henri Spaak:

le même combat

 

Bien que l’agent de la CIA a toujours été réservé sur les ambitions de l’ACUE, pour Spaak, la naissance de l’UE était un passage obligé vers la création d’un espace de libre-échangisme entre l’Europe et les États-Unis, un marché transatlantique qui devait rassembler l’Europe et l’Amérique. Pour passer à l’acte, sans trop de douleur, des préliminaires sont organisés par le GATT, l’ancêtre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il s’agit de l’article 1, devenu effective dès le premier janvier 1948, qui sert à encadrer les accords transfrontaliers. Il s’agit de la «clause de la nation la plus favorisée» qui stipule qu’un pays qui participe à un accord commercial doit offrir l’équivalent aux pays avec qui il s’engage par un autre traité. Cela veut dire que le Canada doit proposer le même genre de sodomie à ses partenaires de l’ALENA qu’à ceux de l’AECG. Si vous aimez mieux, l’article 1 de l’OMC fait en sorte que l’AECG de Charest, signé par Justin Trudeau, est la vraie raison qui force la renégociation de l’ALENA. Ainsi, si Donald Trump n’avait pas été élu, Hillary Clinton aurait procédé différemment pour en arriver au même résultat. De même si la présidence avait été obtenue par Alice Cooper, le seul candidat qui avait l’expérience théâtrale nécessaire pour devenir un bon président et celui dont le titre de sa plus grande œuvre prophétisait, en 1975, le lendemain de l’élection de 2016 pour plusieurs Étasuniens: Welcome to My Nightmare.

 

 

Alice Cooper

 

Les cauchemars sont aussi pour les Canadiens. Et comme pour les autres, ils se nourrissent de nos angoisses et nos faiblesses. Dans notre cas, il s'agit de notre incapacité à imaginer les grandes lignes d’un nouvel accord avec les États-Unis, en ignorant ce qu’offre l’AECG. Par contre, il y a quelques années, à CIBL FM ou à CISM FM, un intervenant avait affirmé que l’AECG permettait le commerce d’eau potable par oléoduc, malgré que cette ressource soit protégée par l’accord. À moins que ma mémoire fasse défaut, l’invité jugeait ce commerce impensable en considérant la distance et l’océan qui sépare l’Europe du Canada. Aujourd’hui, cela devient possible avec les États-Unis en fonction de la «clause de la nation la plus favorisée» de l’article 1.

 

Cet exemple me pousse à poser cette question: est-ce que l’AECG est un cheval de Troie pour faciliter la sodomisation de la population, le bradage des ressources et une modification de clauses de l’ALENA? Les faits et gestes du PLQ répondent à la question. Dès le début des négociations de l’AECG sous le gouvernement Charest, des multinationales étaient présentes, alors que les PME et la population étaient exclues de la table. Cette tendance à mépriser les électeurs au détriment des transnationales s’est perpétuée par des lois du PLQ. Je pense ici au projet de loi 106 qui permettra aux multinationales pétrolières d’exproprier des propriétaires et agriculteurs, sans que ces dernières aient la possibilité de recours juridiques. Il y a aussi le projet de loi 102 qui vise une diminution des délais pour les promoteurs dans le cadre de plans qui menacent l’environnement. Mais encore, le 21 juin 2016, le PLQ a créé un précédent qui autoriserait le commerce de l’eau vers les États-Unis. Comment? En permettant à Waukesha du Wisconsin de puiser le liquide de vie du lac Michigan, par un accord commun avec l’Ontario. Pour accompagnement: le fruit de l’intolérance qui mûrit dans l’arbre du totalitarisme.  Le refus de l’AECG par la Wallonie s’est concrétisé rapidement par des attaques et des injures, pour faire passer les Wallons pour du poisson pourri, les Européens pour des cons fermés au progrès. On croyait presque que la Belgique était devenue le nid d’État islamique. 

 

Que dire cette fois du traitement médiatique? Le texte Pauvres Wallons publié dans Le Devoir du 25 octobre 2016 sous la plume de Georges Lebel, un enseignant en droit international économique à l'UQAM, a éclairé mon esprit. Pleins feux sur l’accord Canada-Europe de Catherine Caron paru dans le magazine Relations de décembre 2016, a cette fois excusé cette exaspération qui me hante. Ces deux cailloux jetés à l’eau on malheureusement fait peu d’échos dans un univers de l’information qui semble mesurer l’importance d’une nouvelle par le nombre de minutes qu’on y consacre. Ainsi, les dossiers des chiens Pitbulls et des taxis Uber seraient de loin plus importants que l’AECG, la clause de la nation la plus favorisée,  la démocratie et les droits des citoyens.

 

Pourtant, un an plus tôt, quelques émissions de radios diffusées sur les ondes de CIBL FM et CISM FM dénonçaient les sodomites et donnaient le micro aux Lebel et Caron de ce monde. Je pense ici À l’échelle humaine, CIBL reçoit, Le Pied à Papineau de Robin Philpot et Zone de Résistance de Benoît Perron. En 2016, les colonnes du Temple de l’information s’effritent. Cela a commencé par le décès subit et surprenant, le 22 décembre 2015, de Benoît Perron. Ça s’est prolongé avec la disparition de la totalité des émissions d’actualités des ondes de CIBL FM en août 2016. Pour combler le vide: des chansons bilingues, désengagées et ennuyantes qui s’adressent à des enfants de 8 ans.

 

Pendant ce temps, le Québec croule. Le signe apparent de son déclin consiste à remplacer les copulations passionnées entre amoureux par des séances de sodomies avec des personnes masquées et mythomanes. Et moi qui rage de ces enculages répétée, je tente de fuir vers le passé pendant que mes genoux et mes mains sont collés au plancher. À la fin des années 30, avant que l’ACUE fût créé par la CIA, la Pervitine s’étendait en Allemagne. La Pervitine n’a rien à voir avec le mot perversus qui forge la racine de «pervers» traduisant l’art de faire le mal par des moyens détournés ou un comportement anormal, comme la manie de faire des commissions d’enquêtes, pendant qu’on a l’impression qu’un réseau de sodomite serait à la tête de la Justice et des forces policières. La Pervitine est seulement une méthamphétamine qui selon le livre L’Extase totale du journaliste et essayiste allemand Norman Ohler, aurait contribué à la montée du IIIe Reich à la fin d’années 30.

 

 

Norman Ohler et L'Extase totale avec un fond bien de chez-nous

 

Au Québec, prés de 62 millions de comprimés de Ritalin, une autre méthamphétamine, ont été consommés en 2015, sans oublier la croissance fulgurante de la consommation d’antidépresseurs qui suit l’augmentation de la pauvreté chez ces personnes qui se retrouvent dans le 61 % de la population active qui peine à vivre décemment. L’histoire peut-elle nous enseigner un lien direct entre la consommation de psychotropes et l’élection de sodomites? Je ne sais pas. Je sais seulement qu’il y aura toujours des sodomisés pour satisfaire les besoins de sodomites. Et lorsque les trous de cul ne sont pas assez nombreux, on s’assure d’en fabriquer d’autres. Cela perpétue ainsi la bonne gestion du Québec, en attendant la séance de libre-échangisme avec l’Asie. Une occasion qui, je l’espère, saura nous faire découvrir le grand penseur nord-coréen Phalang Yaseling-Soudomo et auteur de ces quelques mots de sagesse qu’on croirait écrits pour le Québec:

 

Il vaut mieux se pencher

Et sourire de joie

Que de rester droit

En affichant un air blasé

 

C’est le temps des fêtes. Penchons-nous, beurrons-nous de Vaseline et jouissons de la vie. Après on verra.

 

 

 

Mes souvenirs d'un copain

 

9 janvier 2016

 

Début janvier. Il neige enfin. Si ce blanc du ciel était tombé une semaine plus tôt, je n’aurais pas eu l’impression que l’austérité a dévoré Noël. Trop chaud. Un Québec grec sous les 14 degrés, sans les sourires, la résistance à la bêtise et la Méditerranée. Un 25 décembre en octobre, ce mois qui me rappelle la crise de 1970 qui accoucha du premier régime totalitaire au nord de San Diego, par le soutien de la Loi sur les mesures de guerre du gouvernement de Pierre Elliott Trudeau. L’hiver... Je peux enfin pelleter l’eau du printemps prochain, en me laissant transporter par la voix chaude de Kamel Nasir qui résonne dans mes écouteurs.

Nasir, un personnage du roman Les arcanes du chaos de Maxime Chattam, me fait penser à un copain que je n’ai pas vu depuis longtemps. Comme lui, il traite des dossiers que nous préférons éviter pour ne pas sombrer dans la paranoïa collective et surtout, nuire à la cote de popularité des dirigeants et de leurs amis. Des sujets tels le 11-Septembre, l’assassinat de JFK par le conglomérat militaro-industriel étasunien et ce foutu groupe Carlyle, la «banque de la CIA», comme il dit, qui si je me souviens bien, est toujours lié à Bombardier, l’enfant chérie du gouvernement grec du Québec qui a reçu un soutient de 1,3 G$ en 2015 et qui recevra aussi une aide substantielle de la Caisse de dépôt, si ce n’est pas déjà le cas.    

J’avance, je m’arrête et je repars. Ma pelle avale la neige au rythme de ma respiration. Devant moi, une voiture blanche, qui n’a pas bougé d’un centimètre depuis quatre jours, me ramène à mon copain. Je ne me rappelle plus quand. C’était avant l'an 2009. Je l’accompagnais dans un bar de la rue Ontario à Montréal, avec une demi-douzaine de personnes, après une conférence de près de 4 heures qu'il venait de donner à l’Université du Québec à Montréal. La soirée s’était bien déroulée. Vers 3 heures du matin, après avoir bu et parlé, nous planifions notre retour à la maison. Dehors, alors que des gens se dirigeaient vers l’est, de mon côté, je partais avec mon copain vers l’ouest, pour rejoindre sa voiture.

Presque en face de la porte du bar, il y avait une automobile stationnée, dont la couleur blanche contrastait avec la nuit. Rien à voir avec une opération camouflage. Sur son toit, au moins trois antennes, pendant qu’à l’intérieur, un homme occupait le siège du conducteur.  En nous observant, il semblait se dire «merde, ils m’ont vu», alors qu’il retirait ses écouteurs, avant de lever, à sa droite, un panneau horizontal où reposait un appareil électronique volumineux, pour l’entrer dans un large coffre à gant. Venait-il d’écouter nos conversations? Si oui, il aurait dû cacher ses instruments, avant que nous sortions du bar. À moins que ce geste fût planifié, dans l’intention de cueillir les réactions du copain dans ses courriels et appels téléphoniques, comme un chasseur épiant le comportement de sa proie. Mais encore, qui était ce type? Un détective, l’agent d’un organisme gouvernemental ou d’une entreprise privée qui craignait d’être éclaboussée par son travail! Pourquoi? Peu importe. Mon copain avait ri de cette mascarade. En fait, je crois que plusieurs rencontres fortuites l’avaient immunisé contre ce genre de manipulations psychologiques. Un autre jour, dans le même bar, après une autre conférence, cette fois sur le Front de libération du Québec (FLQ) et ses ramifications avec la Central Intelligence Agency (CIA), un homme qui s’était joint au groupe lui avait montré son badge de la CIA. C’était plus drôle qu’inquiétant. Et s’il était vraiment ce qu’il affirmait, cela voulait simplement dire qu’un agent des services de renseignements étasuniens pouvait, contrairement au gouvernement grec du Québec, fréquenter un endroit où la vente de bières de microbrasseurs québécois profite à l’économie locale.

Mon copain n’a jamais fait écho publiquement de ces évènements. Par contre, il m’avait parlé d’une rencontre dont je n’avais pas été témoin. Elle s’était déroulée avant une de ses conférences. Une personne menaçante l’aurait accusé d’avoir prononcé les mots «mafia juive» à la radio. C’est vrai. Il avait commis ce crime grave, soit lors de son émission l’Éconoxydable diffusée à CIBL FM ou à Zone de résistance de CISM FM, comme il l’avait fait pour la mafia italienne, la mafia russe, la mafia française et j’en passe. La personne aurait-elle souhaité qu’à la place d’affirmer que notre société est sous le joug d’autorités malveillantes et criminelles, mon copain fasse un topo sur les ailes de poulet avant le Super Bowl? Livrer les secrets de la grande cuisine du con gelé, sinon... le bras de la Justice. 

Parlons de Uber et planifions des séances de photos au nom des migrants syriens, pendant que des vautours dévorent les restes de la Commission Charbonneau en rotant. Ou encore, publions l’image d’un harfang des neiges partagée par un ministre, faute de questionner sa compétence et ses affiliations. Le mentor de Kamel Nasir est trop intègre pour se prêter à de telles banalités. Mais encore, il est plutôt accaparé par ses activités. En plus de son travail d’animateur radiophonique, il occupe le poste de président d’Énergie solaire Québec, s’offre des enquêtes fouillées, enseigne à l’Université du Québec à Montréal et fait aussi quelques apparitions au canal Historia dans Le signe secret, en laissant derrière lui quelques chroniques inoubliables dans le journal Le Couac traitant des firmes de relations publiques.

 

 

Harfang des neiges

 

Et moi... J’aime pelleter, même le premier janvier. En fait, il n’y a pas de moment idéal pour se souvenir d'un copain. Par contre, si j’osais espérer lui serrer la main et échanger quelques mots, je pourrais passer pour une personne dérangée. Vous savez, cet individu qui après avoir abdiqué à l’idée que le gouvernement grec du Québec puisse s’attaquer aux plus faibles, au nom de l’économie, ou dire aux travailleurs de la vigne qu’ils sont des indésirables, évoluerait vers la pratique de la nécromancie. L'art de faire parler les morts, pour connaître l’avenir de la médiocratie.

Le 2 janvier 2016, vers 20 heures, j’ai appris que mon copain était décédé. Benoît Perron (1958-2015) nous a quittés le 22 décembre dernier, le jour de la nuit la plus longue, lui qui gerbait sur la Grande Noirceur du gouvernement de Maurice Duplessis. Un cadeau de Noël pour les crapules, lui qui les dénonçait. Benoît était le maillon fort d’une chaîne d’information qu’on ne pourra jamais remplacer. Seulement imiter. Le Jacques Parizeau de la radio, si je peux me permettre. Un grand homme, qui malgré son importance, reste un illustre inconnu pour près de 99 % de la population québécoise.   Celui, par qui passaient de grands personnages qui nous informent. Ces autres inconnus du 99 % qui luttent pour nous éclairer sur l’actualité; de ses enjeux sur nos droits, notre économie, notre liberté, notre identité et notre démocratie. Qui se plaindra de son départ soudain? Certainement pas le  gouvernement grec du Québec et ses petits amis.

 

 

Benoît Perron

(15 février 1958 - 22 décembre 2015)

 

VIDÉOS

 

La filière des compteurs de Hydro-Québec.

https://www.youtube.com/watch?v=_RzkS6KXfcE

 

Le groupe Bidelburger

https://www.youtube.com/watch?v=rbz7PpABTwo

 

La Commission Charbonneau

https://www.youtube.com/watch?v=a7fnTeR0k6k

 

Les souvenirs d'un copain

https://www.youtube.com/watch?v=wPiqM5sJmZA

 

Comment devenir premier ministre du Québec? 

https://www.youtube.com/watch?v=f5oY5DhjlKQ

 

 

 

 

TrensQuébec refuse le soutien financier

du gouvernement Couillard

 

16 novembre 2015

 

 

Le 11 novembre dernier, je venais d’avaler ma première bouchée de mon œuf poché, lorsque j’ai quitté ma demeure précipitamment pour assister à une conférence donnée par Sam Hamad, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale et Jacques Daoust, celui de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations.

  

 

Sam Hamad et Jacques Daoust

 

Les deux grands politiciens affichaient sur leur visage toute la virilité d'un coq Liko souhaitant se farcir quelques poules dans l’assistance, pour commémorer le jour du Souvenir. Pas de temps à perdre, semblait dire Sam Hamad lorsqu’il a coqueliné, dans un français presque compréhensible, des éloges à son projet de Loi 70 qui «permettra de garnir les coffres de l’État d’environ 50 M$ par année». Et «cet argent ne sera pas lapidé par des séparatistes qui rient des contribuables, mais pour le mieux-être de tous les Québécois», il a ajouté, pendant Jacques  Daoust applaudissait et hochait sa tête de haut en bas, en guise de solidarité. Daoust a ensuite précisé que «cet argent sera redistribué dans le développement technologique pour créer de la richesse et des emplois». Et pour faire taire les mauvaises langues qui affirment que le Parti libéral du Québec (PLQ) aide uniquement les amis qui financent la caisse du parti de Jean Couillard, le ministre de l'Économie nous a confié que «TrensQuébec», une société qui rêve depuis plusieurs années de construire un monorail à moteur-roue qui permettrait de faire le trajet entre Montréal et Québec en environ une heure, «se fera offrir ce montant pour les dix prochaines années, soit 500 M$ d’ici 2025», ce qui devrait créer «près de 100,000 emplois».

  

 

 

Le monorail de TrensQuébec

 

Cette primeur aurait dû stimuler la ponte de quelques bons œufs frais pour servir une omelette journalistique lors des nouvelles du midi. Malheureusement, le ministre Daoust a réussi à faire plonger la confiance, comme il l’a fait avec les actions de Bombardier, en annonçant une participation de 1,3 M$ à l'entreprise, en octobre dernier. Une réputation assurément entachée par son passé, car lorsqu’il dirigeait Investissement Québec (IQ), il a refusé de soutenir TrensQuébec. La raison aurait été que «le monorail était trop moderne et ambitieux» et qu'il risquait de «provoquer des tensions avec notre voisin du Sud», ce qui «allait à l'encontre de la politique économique du PLQ qui privilégie la bonne entente avec les États-Unis». Bref, il valait mieux être à la queue de l’économie et avoir des amis qui achètent nos matières premières, que de se faire des ennemis avec nos ambitions. Mais encore, l'intervention d'une dame a semé le doute. Elle a affirmé au ministre que TrensQuébec avait effectivement eu des offres. Par contre, «elles étaient conditionnelles à ces deux concessions majeures que vous avez exigées»:

 

1.  «Remplacer les moteurs-roue par des réacteurs».

2.  «Confectionner les wagons avec des carlingues d'avions».

 

Et si ce «partenariat avec Bombardier était accepté, vous promettiez la construction, par SNC-Lavalin, des murs d’insonorisations dans les zones urbaines, pour atténuer le bruit des réacteurs. Pour conséquence, TrensQuébec a refusé votre financement. Un petit détail qui me semble important». Visiblement indisposé, le ministre Daoust a informé l'assistance «qu'il n'avait pas été informé de ce refus par son ministère».

 

 

Le monorail souhaité par le gouvernement Couillard:

un wagon de la CSeries propulsé par un réacteur. 

 

C'est à ce moment que le ministre Hamad a applaudi Daoust en hochant la tête de haut en bas, pour ensuite ajouter ces quelques mots songés, pour le sortir de l’embarras: «Si les Québécois veulent continuer à inciter les assistés sociaux à soutenir le développement technologique, il faudrait qu’ils arrêtent d’être frileux lorsque le PLQ leur offre la chance de s’associer avec des fleurons tels Bombardier et SNC-Lavalin». Et si «la Colombie-Britannique peut être fière de son Skytrain, au Québec on devrait l’être tout autant d'un monorail-avion». Et pendant qu'il continuait à coqueliner des phrases libérales, Daoust l’applaudissait en hochant la tête de haut en bas... C’est à ce moment que je me suis réveillé en criant.

 

Je suis désolé. Mais après un petit déjeuner anglais et la lecture de quelques pages de La Médiocratie de Alain Deneault, j'ai fait une petite sieste et le cauchemar que je viens de vous raconter. J’étais épuisé suite aux attentats qui ont frappé Paris, le vendredi 13 novembre. Heureusement, personne n'aura à se casser la tête pour chercher les coupables, puisque État Islamique (EI) a revendiqué rapidement ce carnage, comme il l'a fait avec l'accident d'avion du 31 octobre qui a tué les 224 passagers de l'Airbus A321-200 de Metrojet. Ce qui reste est nos petits démons qui raniment nos superstitions. Je veux bien éviter de passer sous un escabeau, si cela peut vous faire plaisir, à la condition que nous acceptions que ce n'est pas l’objet en soi qui est dangereux, mais la personne qui se retrouve au sommet.

 

Hamad et Daoust sont deux coqs haut perchés parmi des milliers. Chez notre voisin du Sud, certains affichaient leur haine de la France, bien avant les intégristes islamistes. Le texte Le prince des ténèbres, publié dans Le Devoir du 19 janvier 2004 sous la plume de Serge Truffaut présente un de ces enculeurs de volaille. Son nom est Richard Perle. Ce membre du Defense Policy Board, un groupe lié à la Défense et conseiller du Pentagone, a proposé que la France soit considérée comme un «ennemi des États-Unis», que «l’Administration Bush» exige «que chaque pays européen choisisse entre la France et les États-Unis», que l’Angleterre se distancie de la France (Le Livre amer, page 94).

 

 

 

Richard Perle

 

En plus de briguer pour le Bilderberg, un groupe composé d’une centaine de gros coqs, le Prince des ténèbres a oeuvré avec Project for the New American Century (1997-2006), un groupe néo conservateur dont l’objectif était d’étendre l’influence des États-Unis sur la planète. Comment? Par un encerclement digne du documentaire de Richard Brouillette. D’un côté, il y a le libéralisme qui transforme les humains en des cibles.  À cette fin, on utilise des traités internationaux — partenariats économiques — pour que nous puissions accepter une marchandisation de l'humain. Le droit d'exiger le maximum de ce dernier pour optimiser les gains et de s'en départir lorsqu'il occasionne des pertes. Et un jour, on en arrive à donner un prix à la chair humaine, selon sa nationalité, sa langue et sa culture, pour que nous puissions accepter l’usage de bombes contre certains et de le rendre inacceptable pour d’autres. De l’autre côté, il y a le grand art du lessivage de cerveau qui passe par le blanchiment des mots. Des «frappes préventives» pour laver les «massacres» et des «victimes collatérales» pour adoucir le tissu social morcelé par la «mort de civiles». Une hygiène de la pensée, qui en 2015, permet au PLQ de Philippe Charest de se doter de mesures d'austérité pour déplumer les poules, en attendant de vendre de la saucisse d'assistés sociaux en la faisant passer pour de la nourriture pouletiquement correcte.

 

Pour conséquence, des coqs qui s’offrent des poules dociles et peu exigeantes, pendant que le poulailler s'étend à l'échelle de la planète, à l’aide de transformations géopolitiques. À cette fin, il sera toujours préférable d’avoir un renard menaçant qui vit hors des frontières du poulailler. EI joue ce rôle. Il pourrait aussi être campé par des néo conservateurs qui frayent avec Dieu, la politique et les militaires, en regroupant des chrétiens fondamentalistes, des juifs d'extrême droite, des membres d'organismes internationaux humanitaires, des membres de la CIA, de l'OTAN et du Pentagone, autour du  sionisme. Malheureusement, ce renard est aussi un éleveur de poulet. Est-il plus rusé que EI?  Le 14 novembre, la France s'est offert des bombardements en Syrie, sous le commandement des États-Unis. La mission: décimer EI. C'est la guerre. Une guerre de religion. L'occasion en or pour connaître le prix à payer, lorsque nous nous croyons digne de l'Oeuvre de Dieu (Opus Dei), alors que nous attaquons les couches les plus misérables de notre société.    

 

 

La salade de Saladin

 

16 septembre 2015

 

 

Une petite bière de microbrasseur pour accompagner un pâté de foie de canard aux canneberges, quelques saucisses à la pomme et brebis, du cheddar de l’Île-aux-Grues, une bouteille de vin rouge et…  Je sais. Le guide alimentaire canadien propose la consommation quotidienne de légumes. C’est sérieux au point que la salade se retrouve partout où les estomacs peuvent se remplir d'haricots qui se comparent à des chapelets servant au pardon de nos excès et des feuilles de choux où s’inscrit la bonne parole de la rectitude de la foi en notre sainte alimentation. Une tendance qui marque une ère nouvelle que je qualifie de «salade de Saladin» (1138-1193), un guerrier musulman qui fut l’artisan de la reconquête de Jérusalem en l'an 1187 et du djihad contre les Francs, ces porte-étendards de la chrétienté.

 

 

Des feuilles de roquette

 

 

Nous sommes envahis. Encerclés par des soldats qui font la guerre aux ferments et qui massacrent les idées goûteuses, juteuses et bien grasses, qui dit-on, provoqueraient la goutte de l’esprit réducteur. Pour conséquence, à chaque fois que je tente de me rappeler un moment important de l’Histoire, quelqu’un se manifeste soudainement pour me proposer une salade. Ainsi, moi qui espérais célébrer le 70e anniversaire de la première bombe atomique larguée sur Hiroshima le 6 août 1945, en cuisant des sushis sur mon BBQ, j’ai plutôt été invité à avaler des endives et des poireaux en regardant le débat des chefs des partis politiques canadiens à la télévision. Mais encore, le 11 septembre dernier, j’ai été obligé de choisir entre la salade des Tours jumelles confectionnée de deux gros concombres et le Coup d’État à la sauce chili et au vinaigre de pinoche, cuvée 1973, alors que je voulais seulement fêter, loin des légumes,  le 41e anniversaire de Valentina Lisitsa.

 

 

Valentina Lisitsa

 

Mme Lisitsa est une pianiste ukrainienne professionnelle que j’admire pour cette raison: le printemps dernier, elle fut mise à l’index par un lobby pro ukrainien proche des conservateurs canadiens, menacée de mort et d’enlèvement, pour enfin être victime de l’annulation d’un concert de l’Orchestre symphonique de Toronto. Le prétexte évoqué fut sa dénonciation des crimes de néonazis ukrainiens contre les prorusses, dont le massacre d’Odessa, une ville située au nord-ouest de la Crimée. Valentina savait-elle que la salade qui est servie depuis des mois, par de nombreux médias électroniques canadiens, suggère que les prorusses Ukrainiens sont des terroristes à solde de Vladimir Poutine? Mais encore, ignorait-elle que le Conseil de la radio-télévision canadienne (CRTC) cultive ce genre de salade en fonction d’une idéologie nationale, linguistique et politique qui s’enchâsse dans une propagande anglo-canadienne, voire britannique, qui se donne pour mission d’influencer l’opinion publique? Une ambition qui aurait pu transformer le Canada en gros piment rouge, si dans les années 70, des journalistes québécois n’avaient pas contesté la volonté du CRTC de contrôler les «médias écrits», comme l’a précisé Claude Jean Devirieux dans Derrière l’information officielle (2012). Bref, je crois que Valentina aurait dû éviter de mélanger le piano à la politique. Autrement, elle devait se faire le devoir de s’inspirer des politiciens qui jouent du piano pour endoctriner les foules. Se contenter d'interpréter du Wagner en honorant Hitler ou du Beatles pour Stephen Harper. Et après les applaudissements, elle aurait eu le droit de souligner les efforts des soldats ukrainiens, de saluer le soutien des pays de l’Ouest et critiquer sévèrement ceux qui croient que la roquette ukrainienne serait en réalité des roquettes militaires.

 

 

Une  roquette ukrainienne pour verdir un parc d'Odessa

 

Aujourd’hui, cinq jours après son anniversaire, je suis incapable de lui servir la même salade après avoir vu des images choquantes qui lui donnent raison. Et comme elle, je crois à l’importance de laisser parler son âme au risque d’indisposer les gens qui optent pour une société végétative en traitant la vérité comme l’Histoire; en l’écrasant, la punissant et la censurant. Ces bigotes du beau et grand Canada qui cultivent la salade de Saladin pour envahir l'espace public et notre cerveau afin de nous soumettre aux impératifs pécuniers du Marché mondial. Une salade qu’on nous sert autant avant, pendant qu’après les élections, pour faire oublier les victimes des coupures et les barbares qui s’abreuvent à la haine et qui cultivent les menaces de mort pour mater les ennemis de la guerre et les détracteurs de cette société qui se végétalise. Des gens dignes de Saladin, sauf un détail. Le conquérant n’était pas un lâche qui s’en prenait aux femmes.

 

Et après, on se plaint que tout s'écroule. Que des gens préfèrent les Mc Rockets à la salade de roquette, du Love & Croquettes au piano de Valentina Lisitsa.

 

 

Après l’austérité: deux bonnes nouvelles pour 2015

 

4 janvier 2015

 

 

Le vendredi 2 janvier 2015, au matin, mon téléphone sonne. Je réponds. Une voix inconnue m’informe que je suis parmi les journalistes qui ont été sélectionnés par le cabinet de Philippe Couillard pour assister au discours de bonne année qui sera donné à 16 heures à l’hôtel Reine Élizabeth. J’accepte l’invitation. À 16 heures 08, le premier ministre se présente, accompagné du ministre des Finances Carlos Leitão et de Hélène David, la ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française et de la Culture.

 

Monsieur Couillard entame son allocution en révélant aux invités qu’il a pour nous deux nouvelles de circonstance pour amorcer l'an 2015 du bon pied. Mais qu’avant d’entrer dans le vif du sujet, il doit réagir au texte de Philippe Teisceira-Lessard publié dans La Presse du 29 décembre 2014. Selon lui, cet article risque de confondre les gens sur les intentions du Parti libéral du Québec (PLQ). Non… On ne tente pas de récupérer les dons versés aux assistés sociaux. Mon gouvernement met simplement sur rail un plan d’aménagement des sites miniers, sans augmenter les impôts et les taxes. Pour vous aider à faire un lien, je vous annonce qu'en 2015 les citoyens pourront contribuer à la cause environnementale en faisant un don aux bénéficiaires de l’assistance sociale qui quémandent de l’argent dans un endroit public. Ces derniers remettront par la suite le montant d’argent au gouvernement pour que nous puissions réaliser notre défi écologique, tous unis à la même cause. 

 

 

Carlos Leitão:

le financement du plan d'aménagement

des sites miniers se fera par des dons à des prestataires d'aide sociale 

 

Philippe Couillard a ensuite convié le ministre de Finances à détailler la nouvelle.  Selon Carlos Leitão, le programme apporte des résultats prometteurs. Avec l’exemple de la handicapée bénéficiaire de l’aide sociale présentée par Philippe Teisceira-Lessard, elle mendiait dans le métro de Montréal depuis 2004 pour nous aider à roder le financement. Un succès! Elle a ramassé la somme de 25 738 $.  Et si mon prochain budget pouvait inciter plus de bénéficiaires de l’aide sociale à participer à ce programme vert, je pourrais éponger, en moins de 4 ans, la facture d’aménagement d’un site minier de l’envergure de l’entreprise de Vancouver, Québec Lithium, soit environ 25 M$. Mais encore, dans le cas de surplus, le gouvernement libéral prévoit la mise en chantier, pour 2018, du Centre communautaire Walter-Heerdt. Un immense bâtiment insonorisé et isolé qui pourra accueillir plus d’un millier de gens démunis, handicapés ou malades, ceux qu’on qualifie du terme «personne déficitaire». Un complexe qui sera, au grand plaisir des environnementalistes, alimenté par un gaz non polluant composé d’hydrogène, et cela, en partenariat avec l’entreprise Detia-Degesch GmbH.

 

 

Hélène David s’engage à ce que le Centre communautaire Walter-Heerdt

soit au service des Québécois qui communiquent

en français depuis au moins deux générations

 

Philippe Couillard a repris la parole. Je ne vous mentirais pas si je vous disais que la salle est remplie de gens qui apprécient le gros bon sens. Et voilà pour vous la deuxième bonne nouvelle.  L’an 2015 remettra la pendule à l’heure pour la question de la langue française. Nous la protégerons. Nous le ferons à petits pas, sans rien brusquer, ni obliger l’apprentissage du français pour ceux qui préfèrent l’anglais. Mais nous le ferons. Invitée à s’exprimer par le premier ministre, Hélène David a avoué que cette mesure de protection du  français, bien que radicale, est nécessaire pour que le gouvernement puisse, d’ici 2018, faire accepter l’idée que le Centre communautaire Walter-Heerdt soit exclusivement réservé aux francophones qui communiquent dans notre belle langue depuis au moins deux générations. Elle a ajouté, en tant que responsable de la Culture, que des artistes engagés pourraient accéder au Centre, sans qu’ils aient le profil d’une «personne déficitaire». Le premier ministre Couillard a enfin conclu la rencontre par un petit discours mémorable sur la solidarité et l’importance de soutenir l’économie québécoise. Par la suite, on nous a servi un brunch où se retrouvaient des mousseux californiens, des cheddars écossais, des pâtes italiennes, des bières allemandes et belges et un succulent dessert autrichien flambé au kirsch suisse. Le tout accompagné par des chansons du palmarès du Mix-96 Montreal. 

 

Enfin, voici deux autres bonnes nouvelles. Au moment de publier mon texte, seuls quelques groupes marginaux défendant les prestataires de l’aide sociale ont critiqué le programme de restauration des mines du gouvernement Couillard. Pour ce qui est de ce désir d’Hélène David de privilégier l’accès du futur Centre Walter-Heerdt aux Québécois pure laine, aucune minorité religieuse, ethnique ou linguistique n’a encore contesté cette initiative après avoir analysé le dossier. Une réaction normale, puisque le PLQ, contrairement au Parti québécois, n’a pas cette fâcheuse tendance à diviser la population.

 

 

L’Ukraine s’inspire du modèle québécois

 

7 décembre 2014

 

 

Qui aurait cru possible que le Québec devienne un modèle pour l’Europe. C’est pourtant ce que souhaite Natalie Jaresko, une Américaine d’origine ukrainienne formée à l’Université de Yale et de Chicago, qui occupait, jusqu’à tout récemment, le poste de chef de l’ambassade des États-Unis en Ukraine.

 

Natalie Jaresko:

Le nouvelle ministre des Finances ukrainienne

nommée par les États-Unis

 

Selon une source que je préfère garder dans l’anonymat pour éviter les attentes interminables pour remplir mes cruches d’eau, quelques jours après la destruction du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, le 17 juillet, la Dame aurait avoué, lors d’un tête à tête à Paris avec une ministre du Parti libéral du Québec (PLQ), qu’elle désirait tisser des liens solides avec le Québec pour commémorer le vingtième anniversaire de l’Accord de Budapest signé le 5 décembre 1994 qui permit à l’Ukraine de joindre l’Europe. Qu’elle aimerait que l’Ukraine s’inspire du Québec, tout en soulignant la franche camaraderie entre la Belle province et les États-Unis, son grand intérêt pour le mouvement séparatiste québécois et l’œuvre de Wagner. L'illustre compositeur Richard Wagner dont la musique accompagnait les marches militaires des troupes nazies d'Adolf Hitler? Plutôt Claude Wagner, un des nombreux personnages politiques oubliés par l’histoire, qui fut ministre de la Justice au PLQ en 1966 avant de tenter la chefferie du PLQ en 1970 et celle du Parti conservateur en 1976.

 

 

Berlin, Allemagne, 1942

Des jeunes hommes exhibent leur torse en écoutant la musique de Claude Wagner

en l'honneur de la race supérieure

  

Le 2 décembre dernier, trois jours avant les commémorations de l’Accord de Budapest, Natalie Jaresko a reçu deux magnifiques cadeaux: sa citoyenneté ukrainienne et le poste de ministre des Finances du gouvernement ukrainien de la main de l’oncle Sam. Va-t-elle en tirer parti pour tisser des liens avec le Québec? La table est mise pour en arriver là. En 2006, madame Jaresko fut la cofondatrice d’Horizon Capital, un fond d’investissement qui gère les actions d’entreprises liées à l’exploitation pétrolière, le transport maritime et la circulation fluviale. Des domaines qui pourraient profiter à des collaborations entre le Québec et l’Ukraine autour de la mise en chantier d’Énergie Est de TransCanada. Ajoutons qu’Horizon Capital est soutenu par le Congrès américain, plus précisément l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

 

L’USAID, une ONG fondée en 1961, se retrouve dans plusieurs pays au nom de l’aide humanitaire. Comme pour le Québec, sa gestion des troubles sociaux est discutable. L’USAID fut accusée d’utiliser la faim pour faire avaler du maïs transgénique (OGM) à l’Afrique, une agriculture qui connaît une croissance dans toutes les régions du Québec. L’USAID a été accusé d’espionner la Russie, au point d’être interdit au pays de Poutine en septembre 2012. Une initiative qui rappelle que le Québec évite de débattre, avec le gouvernement de Stephen Harper, de la multiplication des outils pour espionner les citoyens et qu’il a tendance à transformer la Sûreté du Québec en police politique. L’USAID a été expulsé de la Bolivie par le gouvernement d’Evo Morales en mai 2013 sous  prétexte que l’aide humanitaire qu’elle affirme soutenir vise en réalité des objectifs politiques, alors que les services sociaux québécois, dont la santé, sont devenus des moyens politiques pour étendre l’anglicisation dans toutes les régions. Enfin, l’USAID est une couverture de la CIA au même titre que le National Democratic Institut (NDI) et le National Endowment for Democracy (NED) ou se retrouve le polémiste Éric Duhaim. Un phénomène qui s’étend dangereusement au Québec depuis la nomination de Claude Wagner au ministère de la Justice en 1966. Ce personnage emblématique de Natalie Jaresko aurait été un agent de la CIA selon André Fontaine, artiste peintre et ancien journaliste de la radio de Radio-Canada.

 

Le modèle québécois de Natalie Jaresko se résume-t-il à celui de gouvernements qui répondent depuis longtemps aux exigences de la CIA et qui, pour renforcer leurs influences, se votent des coopérations et des accords entre pays? Si c’est le cas, il faut comprendre que ce gouvernement soit ukrainien ou québécois, il doit opter pour la politique du chaos pour s’en prendre à des groupes qui revendiquent des droits qui entrent en conflit avec ceux de la CIA: exiger que les idées, la culture et l’espace de vie d’un peuple s’ajustent aux besoins d'une oligopole.  Au Canada et au Québec, ce système invite à frapper la bête pour la dresser. À mettre au pas des étudiants au nom de la sécurité. À flageller la population, les travailleurs, les syndicats, les scientifiques, les agriculteurs, les médecins, les enseignants, etc., en excusant l’austérité. En Ukraine, c’est s’attaquer par tous les moyens à l’économie de la Russie pour que le pays de Poutine oublie son rêve d’étendre l’exportation de pétrole vers le marché européen et asiatique. À multiplier les discours, les articles et reportages pour nous dire que Poutine et Gazprom sont financés par l’argent de la mafia. À le répéter, au point de ne plus avoir l’espace médiatique pour déclarer que ce qui est mal peut être bien, lorsque cela profite à Horizon Capital ou au Réseau de la CIA. C’est ainsi que nous oublions que le premier gouvernement nord-américain qui a officiellement exposé ses liens avec cette mafia russe fut celui du PLQ de John Charest en 2008, dans le cadre du projet Rabaska qui avait Gazprom pour partenaire.

 

 

Le lune n'était pas pleine lors

du scrutin du 7 avril 2014

 

Soyons réalistes. Le modèle québécois est déjà implanté en Ukraine. Ce qu’il reste à Natalie Jaresko est la recette secrète pour éliminer les séparatistes prorusses. Les élections du 7 avril 2014 démontrent que près de 15 % des séparatistes québécois se sont transformés en des fédéralistes canadiens, sans que nous puissions excuser la pleine lune. Lors des scrutins canadiens du 2 mai 2011, un glissement similaire a frappé le Bloc québécois (BQ). Comme beaucoup, j’ai oublié la raison de la défaite. Je me souviens seulement que le BQ s’était fermement opposé en 2010 et 2011 à la nomination de Gérald Latulippe pour remplacer feu Remy Beauregard à la tête de Droits et Démocratie, une ONG canadienne ayant un profil comparable à l’USAID, le NDI et le NED.  Ha oui! Latulippe était un membre du NDI connu pour ses positions sionistes. 

 

 

La victime d’un complot dénonce Pierre Karl Péladeau

 

23 octobre2014

 

 

Des lecteurs m’accusent d’attaquer gratuitement les politiciens, plus particulièrement ceux du Parti libéral du Québec (PLQ). C’est malheureux que des gens en arrivent là, car s’ils lisaient entre les lignes, ils comprendraient que je les soutiens. Les élus travaillent de nombreuses heures, ils doivent répondre à des invitations se déroulant souvent les fins de semaine et parfois annuler leurs vacances bien méritées à la suite d’incidents ou de catastrophes. Il y en a même qui sont la proie de complots. Je pense ici au ministre Pierre Laporte enlevé en octobre 1970 par des membres du FLQ et retrouvé sans vie dans le coffre d’une voiture, et Pauline Marois, la victime d’une tentative d’assassinat le 4 septembre 2012.

 

 

Jacques Daoust:

Un des nombreux ministres

du PLQ dont le visage exprime

l'honnêteté malgré les scandales 

 

Ce qui est le plus déroutant est cette tendance à occulter et banaliser les magouilles. Jacques Daoust, l’actuel ministre de l’Économie de l’innovation et de l’Exportation, doit certainement être d’accord avec moi. Il fut victime d’un complot orchestré par le Parti québécois (PQ) qui le condamna à passer subitement de mâle alpha, fier et fédéraliste, à valet des séparatistes, lorsqu’en septembre 2012, la première ministre Pauline Marois ordonna à Investissement Québec (IQ) de rencontrer les dirigeants de TrensQuébec pour discuter d’aide financière. Une épreuve plutôt pénible pour cet ancien banquier et enseignant aux HEC qui jusqu’ici vivait des relations harmonieuses avec le gouvernement depuis qu’il fut placé à la tête de IQ par John Charest en 2006. Une impression de se trahir, lui qui avait accepté la décision à l’unanimité des députés du  PLQ de fermer la porte d’IQ à TrensQuébec.

 

Complot! Le 13 juin 2013, Pauline Marois décide de congédier Jacques Daoust en prétextant un nettoyage de la saleté accumulée lors des mandats du PLQ de John Charest. Vraiment! Le PLQ a toujours longuement pesé et médité ses choix et nominations. Pour certains dossiers, Charest avait même pris l’habitude d’emprunter la route 170 au nord de Saint-Siméon pour rencontrer un influent moine bouddhiste qui affirmait être la réincarnation de Mayer Rothschild, un important homme d’affaires du XVIIIe siècle. De la saleté! Marois devrait s’excuser pour ces propos. La Commission Charbonneau a prouvé que le Québec ne fut jamais aussi propre que lors des trois mandats de John Charest. Dire le contraire exigerait de trouver au moins un député du PLQ dont l’honnêteté aurait été mise en doute, malgré les efforts soutenus de la Commission.

 

 

 

Pierre Karl Péladeau:

Un «criminel  des ténèbres graves»

ou même pire

 

Ne cherchons pas plus loin. Marois et son PQ ont comploté contre Jacques Daoust dans l’intention de nuire à sa réputation. Et si le PLQ de Philippe Couillard n’avait pas permis à Jacques Daoust de retrouver son intégrité grâce à un programme d’intégration sociale consistant à le faire élire dans la circonscription de Verdun le 7 avril 2014, pour ensuite lui donner un siège de ministre, le 9 octobre 2014, Daoust n’aurait jamais pu dénoncer Pierre Karl Péladeau (PKP), député du PQ et actionnaire majoritaire de Quebecor, un consortium médiatique. Bien qu’il ne l’ait pas accusé d’être un «criminel des ténèbres graves comme Bill Scott», mots prononcés par un proche du PLQ, il l’a tout de même condamné pour ses interventions auprès d’IQ pour éviter que Studios Mel’s Vision Globale,  dont IQ détenait 20 % des actions, soit vendu à rabais au fond d’investissement américain Clearlake Capital.

 

En disant qu'il souhaitait une surenchère pour garder un contrôle québécois sur cette entreprise cinématographique, en désirant que l’acheteur soit Quebecor, si vous aimiez mieux, lui-même, PFK cherche désespérément un éléphant dans le poil de l’animal. Pour conséquence, un crime impardonnable qui devra forcer PKP à se résigner aux verdicts des  trois enquêtes sur l’éthique et la déontologie. Devrait-il quitter le PQ? Si oui, peut-il joindre le PLQ afin de vraiment servir les intérêts des Québécois? Personne ne s’opposerait à lui faire une petite place au PLQ, s’il pouvait mettre un terme à son rêve d’un Québec souverain, comme l’ont fait Maria Mourani (ex-Bloc Québécois) et Francois Legault (CAQ). Mais a-t-il le flair nécessaire pour débusquer les impostures? Le ministre Daoust possède cette qualité.  Avec l'exemple de TrensQuébec cité plus haut, ce nom de commerce crée de la confusion chez les investisseurs. Ainsi, nous pourrions croire que TrensQuébec est une filiale de TransCanada, une entreprise gazière. Que TrensQuébec aurait le soutien moral de Stephen Harper pour servir l’économie albertaine, via le Québec, alors que c’est faux! En réalité, TrensQuébec n'est qu'une petite entreprise d'ingénieurs québécois qui œuvrent à l’implantation du monorail à moteur-roue dont la vitesse peut atteindre 250 km/h, près de 10 fois moins que le Concorde européen  abandonné en 2003, à cause de son coût d’exploitation trop élevé. C’est toujours grâce au flair du ministre si les Québécois ont économisé 10 M$ que RER Hydro, le fabricant d’une hydroéolienne révolutionnaire malencontreusement subventionné par le PQ, quémandait à Québec pour éviter la faillite.

 

PKP pourrait-il avoir une vision aussi rationnelle de l’économie que Jacques Daoust? Ce dernier croit que Québec doit minimiser les risques en finançant des entreprises d'envergure mondiale comme SNC-Lavalin et Bombardier. Qui dit mieux? SNC-Lavalin est la firme d’ingénierie qui a construit, pour le Centre universitaire de santé Mc Gill (CUSM), un stationnement mobile révolutionnaire qui s’ajuste à la température, en étant soit en surface ou souterrain. Pour Bombardier, son P.D.G. Laurent Beaudoin, honorable ami du PLQ et fervent fédéraliste, se retrouve dans le conseil d’administration du prestigieux Groupe Carlyle, un fonds d’investissement étasunien ou siégeait feu Paul Desmarais, un type énigmatique qui aurait découvert qu’il était la réincarnation d’un banquier célèbre, 13 minutes après sa conversion au bouddhisme.

 

Pour les lecteurs qui croient que je manque de discernement, je dois ajouter que le Groupe Carlyle est comparé à une banque de la CIA. Bien sûr, c'est un détail sans importance en considérant le nombre d’emplois créés par Bombardier. Il est vrai que parmi ces travailleurs, nous retrouvions 27 faux ingénieurs, dont au moins quatre ont travaillé sur l’avion C-Serie. C'est assurément une pacotille dans le bassin d'ingénieurs qui vivent sur Terre. C’est comme si quelques faux ministres émergeaient d’un bassin de 8 millions d’individus. J’avoue par contre qu'il y a une petite différence entre un faux ingénieur et un faux ministre. Le premier n'a pas la chance d’utiliser PKP pour faire oublier son incompétence. Malgré cela, il reste des affinités entre Bombardier et le PLQ. Celle qui me vient à l'esprit est l’intolérance. Alors que Bombardier a menacé de représailles la source du  scandale des faux ingénieurs, le PLQ espère congédier les employés qui oseraient commenter les conséquences négatives de l'austérité sur les services.

 

L’autoritarisme se porte bien au Québec. Souvenons-nous de la loi 178 de John Charest votée en 2012. Elle fut vivement critiquée par l’ONU. Pour réaction, John Charest demanda à l'organisation internationale de s’occuper de ses affaires, appuyé par son cousin Stephen Harper. Pas de problème. Au Québec on peut inverser les valeurs morales, intellectuelles, sociales, juridiques, démocratiques et politiques, sans risquer sa carrière. À côté, des électeurs silencieux lorsque des élus affirment former une démocratie, alors que près de 70 % de la population a voté contre eux.  Des clans de dépossédés qui croient que les élus qui refusent d’aider des entreprises, telles TrensQuébec et RER Hydro, feraient de la gestion saine alors que ceux qui affirment que l’économie doit reposer sur une volonté de préserver les entreprises québécoises d’un contrôle étranger afin d’éviter une fuite des capitaux seraient des imbéciles, alors que la gestion du PLQ laisse plus l'impression d'une irresponsabilité chronique. Pour exemple, la minière de Vancouver Québec Lithium (RB Energy) a fermé sa mine au nord de Val-d'Or en octobre 2014 en ne versant pas la garantie financière de 25,6 M$ pour restaurer le site. Complot! Selon Un projet jugé prometteur s'effondre d'Alexandre Shields, en 2012, un peu avant que Jacques Daoust soit importuné par le PQ et Pauline Marois, IQ a versé un prêt garanti de 60 M$ à la minière à la suite d'un ordre ministériel du PLQ. En 2014, sous le gouvernement de Philippe Couillard, IQ a cette fois versé 5 M$ à Québec Lithium. L'histoire ne dit pas si Daoust serait intervenu à IQ pour aider RB Energy à mettre la main sur le lithium de Val-d'Or.

 

Dans un monde qui utilise l’austérité pour vendre à rabais des entreprises et nos ressources avec le soutien des taxes et impôts d'une population qui ne cesse de s'appauvrir, nous avons tendance à oublier le machiavélisme qui nourrit la machine à consentement. Vous voulez un exemple. L’accident de train qui détruisit une partie de Lac-Mégantic en juillet 2013 et qui fit 47 victimes a profité à l’inversion du flux d’un oléoduc servant l'économie albertaine. Devant les circonstances passablement nébuleuses autour de l'accident de train, à savoir s’il fut causé par de la négligence légale répondant au désengagement du gouvernement canadien de Harper ou un complot qui fabrique l’idée d’un Québec enchaîné à un oléoduc d’où coule du pétrole brut? Et pendant que le PLQ pointe du doigt PKP, le bon gouvernement subliminal travaille à l’inversion de l’humain. La stratégie consiste à utiliser la dette, plus de 40 G$ sous le PLQ entre 2003 et 2012, pour nous dire qu’un baril de pétrole vaut plus cher qu’un baril de sang humain. Si vous aimez mieux, pour le PLQ il est préférable de sacrifier des gens pour le mieux être d'entreprises pétrolières et minières. À cette fin, rien de mieux qu'inverser la vérité pour autoriser le forage de TransCanada dans une pouponnière de belugas se retrouvant sur la liste des espèces menacées; d'utiliser la même recetteconcoctée depuis trop longtemps, pour éliminer les Québécois et la langue française du continent.

 

Autoritarisme je disais! Si un jour, vous apprenez par les médias qu’une personne s’est suicidée après avoir tenté vainement de trouver du secours auprès d’un spécialiste en traitement des dépressions, soyez assurés que la source du scandale sera congédiée par le gouvernement Couillard. Si un groupe environnemental réussit à mettre un frein aux ambitions d'une entreprise pétrolière, soyez assurés que le gouvernement Harper fouillera ses finances. Si quelqu'un devenait trop critique des manoeuvres des gouvernements, ne soyez par surpris des amalgames servant à faire avaler des propagandes, tel ce lieu commun fréquenté par ce dernier et le «terroriste» Zehab-Bibeau: l'école secondaire St-Maxime de Laval qui donna jadis un étrange cours de lecture rapide qui fut présenté dans les Nouvelles de l'Interzone d'octobre 2014. Et après, je ne suis plus certain que vous soyez informés qu’un ex-employé en soin hospitalier s’est enlevé la vie, deux ans après son congédiement, pour avoir eu le courage de dénoncer le gouvernement, que du pétrole polluerait les eaux du fleuve St-Laurent, que la stratégie énergétique du PLQ serait néfaste pour le Québec ou que des gens qui tentent de vous informer craindraient des représailles.    

 

Tout cela pour dire que lorsque nous refusons de frapper sur les politiciens, c’est généralement pour mieux attaquer les citoyens.  

 

 

Entretient avec Ebola

 

22 octobre 2014

 

 

Lors du congé de l’Action de grâce, je pensais regarder Elvis Gratton: Le film (1981) de Pierre Falardeau pour retrouver une sensation de bien-être. Vous savez, l’instant magique qui laisse l’impression d’une grande harmonie entre les gens lorsque, à 27 minutes et 23 secondes, apparaissent des personnes qui magasinent avec un masque d’Elvis Presley. J'ai besoin de me sentir bien. Et lorsque je ne réussis pas à regarder défiler des masques d'Elvis au petit écran, je dois immanquablement sortir ma collection de photos du premier ministre Stephen Harper pour reproduire le même bonheur.

 

 

 

Le grand harmonie entre les gens.

Tous ensemble arborant le visage de Elvis Presley

 

J'adore ses cheveux fixés sur son crâne comme un postiche de plastique. Retrouver en moi la chaleur humaine qu’impose la stabilité lorsque ses cheveux restent solides comme du ciment, malgré le vent, la pluie et les tourments. J’adore et je crois sincèrement que ce sentiment est partagé par plusieurs lecteurs. Du moins, il l’est par le premier ministre du Québec Philippe Couillard, qui semble avoir exigé que son coiffeur lui fasse le même traitement-choc.

 

Est-ce moi qui délire, mais il me semble que depuis ce temps, Philippe Couillard et Stephen Harper se ressemblent plus que jamais. Ils bougent ensemble. Ils pensent et disent la même chose, agissent dans les mêmes intérêts et expriment les mêmes idées. Malheureusement, à la place de me détendre devant les similitudes, je m’inquiète des conséquences de plonger les yeux fermés dans un conservatisme albertain hérité du Texas.

 

Une fois les photos de Harper rangées dans mon coffre de sûreté, j’ai trouvé le temps de respecter ma promesse d'écouter la chanson Les vieux hiboux de Catherine Leduc qu'une amie m’avait envoyée dans l’intention avouée de me forcer à prendre une pause. Mes oreilles sous les coussins de mes écouteurs et les yeux plongés dans le journal pour retrouver la dure réalité. Calgary, la plus grande ville d’Alberta, est privée d’électricité pour quelques jours et Ebola qui a fait une première victime au Texas. Pour conséquence, cette question: Faut-il éviter les alliances avec la droite trisomique pour rester en santé et préserver Hydro-Québec de la privatisation?

 

Bien que J’aie besoin des masques d'Elvis et des cheveux de Harper et de Couillard pour sentir monter en moi un sentiment de bien-être et de stabilité, je reconnais que le monde ne va pas très bien. Chaque jour, de vieux hiboux quittent la planète à cause de guerres, de maladies et de catastrophes. Pour calmer la douleur et notre crainte d’être victime d’un mal inconnu, notre société colle des visages sur les meurtriers, agresseurs, psychopathes et dictateurs. Ainsi, nous réussissons, sans trop de difficulté, à avaler les pires monstruosités. Nous acceptons que des visages détruisent la nature, musellent les citoyens, nuisent aux travailleurs, poussent les gens les plus fragilisés vers la mort, mutilent des cadavres et tuent des enfants. 

 

Une coupe de cheveux en ciment pour nos politiciens! Nous pouvons dormir sur notre nuage. Un visage plastifié pouvant reproduire à merveille la joie et la tristesse! Nous fondons dans notre fauteuil. Mais que faire pour calmer notre peur d'Ebola, qui en fin de compte, n’est pas plus dangereux qu’un premier ministre? Nous pourrions présenter le virus peigné sur un fauteuil de velours, souriant devant les lentilles de Fox News, Sun Media et France 2, mais une caméra n’est pas un microscope. J'ai donc décidé de vous aider autrement en donnant une voix au virus. Comment? J’ai demandé à la médium Martha, tenant kiosque au Marché aux puces de St-Eustache, d’entrer en contact psychique avec le virus 

 

Voici la transcription de ce contact:

 

Martha: Je sens une présence. Est-ce Ebola?

 

Ebola: Il me semble que je suis Gilles Latulippe.

 

Martha: Je veux communiquer avec Ebola.

 

Ebola: Si c’est votre désir, je suis Ebola.

 

Martha: Il me semblait aussi... Comme mon client paye pour seulement 2 minutes, je vous demande de vous présenter rapidement.

 

Ebola: Je suis né en Afrique vers l’an 1976. En fait, je ne peux dire avec précision le moment de ma naissance, puisque je fus abandonné par mes parents dans une caverne. Par chance, j’ai survécu, allaité par une chauve-souris, un peu comme Romulus et Remus, les fondateurs de Rome, qu'une louve a nourri de son lait. Par la suite, j’ai fréquenté des personnes de race noire, des gens que j’adore. C’était mon destin. Mais ce n’est qu’en octobre 2014, que j’ai pu quitter le vieux continent pour l’Amérique.

 

Martha: J’ai été surprise que vous décidiez de visiter le Texas lors de votre premier voyage. Êtes-vous attirés par les chrétiens fondamentalistes?

 

Ebola: Biens que je sois quelqu’un de très spirituel qui est ouvert à toutes les croyances et religions, paradoxalement, j’aime aussi  fréquenter des laïques et des athées. Malgré cela, mon choix du Texas n’est pas lié aux fondamentalistes, bien qu’il me ferait plaisir d’être présente lors d’assemblées qui réunissent des centaines de personnes.

 

Martha: J’imagine que vous êtes pour la liberté de porter de symboles religieux ostentatoires?

 

Ebola: D’accord, sauf pour ceux qui cachent les yeux, la bouche et le nez, comme le nikab musulman.

 

Martha: Et la santé, qu’en pensez-vous?

 

Ebola: Je m’oppose à la vaccination, peu importe les raisons. En fait, je préfère les médecines douces, dont ce bon vieux remède qui consiste à s’hydrater fréquemment pour rester en santé. Un conseil que je mets personnellement en pratique en liquéfiant les organes.

 

Martha: Et le Québec, vous connaissez?

 

Ebola: J’ai visité dernièrement. Ça ressemble à l’Afrique qui serait plongée dans le luxe, avec pour dirigeant un médecin arabe malveillant du genre à imposer des énormités par le soutien d’équations douteuses telles un baril de pétrole est plus important qu’un baril de sang humain.

 

Martha: Et le Canada?

 

Ebola: C'est une souche virale dirigée par des barbares. Les Canadiens doivent rester loin des guerres, car faire gicler le sang en ma présence pourrait leur coûter cher.

 

Martha: De nombreuses personnes parlent de décroissance. Qu’en pensez-vous?

 

Ebola: Est-ce la décroissance de la population ou de l’économie?

 

Martha: Il vous reste 12 secondes.

 

Ebola: Si c’est l’économie, j’accepte, mais pas question de diminuer le nombre de personnes sur Terre. Ce travail est dans mon roulement de tache. Et moi, contrairement aux Morgellons je termine mon travail.

 

Martha: Morgue qui? 

 

Ebola: Oubliez.

 

Martha: Désolé. Le temps est écoulé.

 

Ebola: je veux seulement ajouter que mon livre Blague à porc est toujours disponible en librairie au...

 

(La conversation est coupée)

 

Ebola orphelin. Ebola humaniste. Ebola pour la médecine alternative. Ebola ouvert d’esprit, spirituel, philosophe à ses heures avec un sens critique et en plus un auteur. On croirait presque qu’il pourrait devenir la personnalité de l’année 2015 du Times, si on lui laissait la chance de faire sa marque en Amérique. Avez-vous encore peur du virus? Malheureusement, Ebola est sans visage, ce qui en a fait un ennemi de l’État, précédant de loin le gras trans, les étudiants, les syndiqués et État islamique.

 

 

Ebola portant le masque de Gilles Latulippe

pour gagner la sympathie du public

 

Je sais. Pour aider Ebola, il serait préférable que nous puissions lui donner une image qui nous permettrait de l’identifier. À cette fin, je suggère le masque de Gilles Latulippe. Ainsi, nous pourrons continuer à participer collectivement à la croissance du marché mondial en magasinant avec un masque d’Elvis Presley, sans entacher la réputation d'Ebola. Si vous n'êtes pas d'accord, je vous propose de porter le masque d’un vieux hibou quittant la planète. C'est la meilleure façon de vous élever dans le ciel tout en vous donnant le droit de déféquer sur le monde. 

 

 

Le feu de saint Antoine frappe Québec

 

31 août 2014

 

 

Quelques jours après le rassemblement d'environ 2000 personnes à St-Mathieu-du-Parc, pour vivre comme au Moyen Âge, à environ 170 kilomètres plus à l’Est, la ville de Québec s’est transportée subtilement à la même époque en devenant le nid du feu de saint Antoine ou mal des ardents, une étrange épidémie qui a frappé l’Europe au Xe siècle, connu aussi sous le nom d’ergotisme.

 

 

 

Yves Bolduc tente difficilement de cacher

les effets du feu de saint Antoine

 

Le feu de saint Antoine est provoqué par l’ergot de seigle, un champignon qui contient de l’acide lysergique, substance qui a permis de synthétiser le LSD, un puissant hallucinogène dont la consommation a atteint un sommet jamais vu dans les années 60. Une journaliste indépendante, qui dit coopérer avec Tactical FM, ne s’intéressait pas à l’ergotisme avant de chercher une explication aux propos confus et pupilles dilatées du ministre de l’Éducation Yves Bolduc. En observant les déplacements du ministre, elle a découvert un «club privé» à quelques pas du Parlement qui est fréquenté par des membres du Parti libéral du Québec (PLQ) et l’Équipe du maire Régis Labeaume, comprenant les organisateurs du Festival d’été de Québec. Selon son expertise, à cet endroit on servirait des sandwichs à la viande fumée avec du pain de seigle contaminé.

 

 

 

Regis Labeaume par un vendredi après-midi,

suite à un abus de sandwichs à la viande fumée

 

Après plusieurs tentatives infructueuses pour faire visiter le club par des inspecteurs, elle a décidé de communiquer avec le maire de Québec pour l’informer d’un risque de propagation du feu de saint Antoine. Le maire a expliqué à la journaliste que c’est une des raisons pour laquelle il fallait voter le plus rapidement possible pour la loi 3 de son ami Philippe. Questionné sur le lien entre les pensions de fonctionnaires municipaux et l’ergotisme, le maire s’est contenté de ricaner en ajoutant que le dossier était urgent.  La journaliste a ensuite demandé au maire ce qu'il pensait de la «Grande Peur» de 1789. Selon elle, l'ergotisme aurait été en partie responsable de crises de  paranoïa qui auraient causées des émeutes, des attentats et des incendies en France après la prise de la Bastille. Monsieur Labeaume a ajouté qu’au nom de la démocratie, il fallait frapper sur les fonctionnaires et leur retirer leurs droits de manifester et de se défendre devant la Justice avant qu’eux le fassent.

 

 

Denis Coderre est fière des

sandwichs à la viande fumée de Montréal

 

Le maire a ensuite invité la journaliste à patienter sur la ligne pour qu’il puisse traiter un dossier urgent. Est-ce un problème technique ou un mauvais bouton qui aurait été pressé, mais la journaliste a entendu la conversation malgré elle, entre lui et le maire de Montréal Denis Coderre.

 

Denis: Allo!

 

Régis: C’est Régis. As-tu reçu la toune Let There be More Light.

 

Denis: En masse Régis. C’est assez fort merci, malgré une petite faiblesse à l’intro.

 

Régis: Penses-y. En 1968 tu avais 5 ans… Les extraterrestres… Toi qui vois un OVNI quelques années plus tard. C’est beau, mais ça ne va pas régler mon problème.

 

Denis: Lequel?

 

Régis: Je me cherche un maire pour aller voir Jelly Fiche au Gesù le 27 septembre…

 

Denis:… un instant. La manif est le 20. Je dois ensuite rencontrer les médias pour associer les manifestants à des casseurs. Le 27 tu as dit?

 

Régis: Force-toi un peu. On pose nos fesses sur un banc et à la fin du spectacle on rejoint les journalistes pour notre image.

 

Denis: Je ne vois pas le lien.

 

Régis: Tabarnak! Le groupe est associé à la fondation David Suzuky. Ts’é l’environnement! Les votes!

 

Denis: À moins d’un tremblement de terre, j’y serais mon Régis. Avant, on ira manger un smoke meat

 

Régis:… j’allais te le proposer. On verra si ceux de Montréal sont meilleurs qu’à Québec. On se rappelle.

 

Denis: Bye.

 

Régis Labeaume s’est à nouveau adressé à la journaliste. 

 

Il y avait de l’écho sur la ligne. Probablement un syndicat qui tente de m’espionner. Comme je disais, il faut frapper avant d’être frappé. Sinon, où va la démocratie? Cela dit, merci pour vos questions sur le feu de la saint Jean, mais je ne vois pas comment je pourrais aider l’Afrique dans sa lutte contre l’Ebola sans remettre en question le monopole de Labatt lors des évènements. Si vous avez d’autres questions, rappelez-moi.

 

 

Les membres de Pink Floyd se réunissent

pour un spectacle à Québec

 

24 mai 2014

 

 

Le maire de Québec Régis Labeaume flottait sur un nuage lorsqu’il a annoncé cette nouvelle devant une salle comble: Les musiciens de Pink Floyd, célèbre groupe de musique psychédélique, lanceront leur nouveau compact Control Us from a Saturn Moon lors d'un unique spectacle qui se donnera à Québec à la fin août. Il a ensuite présenté le type qui l’accompagnait sous les notes de Money, célèbre chanson du groupe. Il s’agit de Syd Barrett, le fondateur du groupe devenu une icône de la culture underground suite à son retrait de l’industrie du disque en 1971. 

 

 

 

Ce dernier a expliqué que «l’évènement marquera un retour à la période psychédélique des premiers albums avec la formation originale composée de Roger Waters, Nick Mason, Richard Wright et lui-même». Il s’est empressé d’ajouter que «David Gilmour sera absent, retenu aux Bahamas dans une sordide histoire de fraude de 22,5 M$ qui risque d'entacher la réputation du claviériste Richard Wright qu'on soupçonne d'avoir fermé les yeux sur les activités de Gilmour alors qu'il enregistrait des pistes du prochain disque aux Bahamas accompagné par ce dernier».

 

 

Marco Belair-Cirino du journal Le Devoir a questionné Barrett pour faire la lumière sur cette histoire. Barrett a affirmé qu’il était «impossible» que Richard (Wright) puisse «détecter une fraude présumée de 22,5 millions de dollars orchestrée» par David puisqu’elle «était cachée»comme la Lune, une référence au disque The Dark Side of the Moon (1973), où se retrouvait la célèbre chanson Money. Un côté «invisible» que Richard ne pouvait connaître.  

 

Ces affirmations de Barrett ont fait réagir un étudiant de l'Université Laval qui croit qu'il y a une anguille sous Roche. Pour lui, «Wright aurait du savoir puisqu'il est un spécialiste dans l'art de découvrir ce qui est invisible aux yeux de la majorité des gens». L'exemple qu'il a donné fut la découverte par Wright de «messages subliminaux qu’on passe dans des peintures, alors qu'il contemplait un pastiche de La Liberté guidant le peuple de Eugène Delacroix. Des propagandes cachées qui pouvaient à ses yeux «représenter un risque» pour «certaines personnes qui (…) sont vulnérables». Par la suite, il a posé cette question: «Wright pouvait-il utiliser son flaire pour le subliminale afin de débusquer la fraude de Gilmour?» Un autre étudiant a affirmé que «Pink Floyd est plus connu pour son disque The Dark Side of the Moule que sa collaboration avec les services de renseignements pour  étudier les effets des drogues hallucinogènes sur le comportement des foules», pour ensuite ajouter que Richard Wright «vit les séquelles d'un abus de LSD» et qu'il «aurait dû, comme Barrett, soigner sa schizophrénie avant de revenir sur scène et s'exprimer devant ses admirateurs».

 

 

Le disque The Dark Side of the Moule (1973)

de groupe belge Pink Floyd

 

Le maire Labeaume a réagi à ces interventions en accusant les deux étudiants d'être de «maudits communistes» et des «séparatistes frustrés qui font obstacle au développement économique de la capitale», avant de laisser la parole à Barrett. Ce dernier a gardé son sang-froid, en rappelant que la «musique britannique est créée pour pacifier les gens et les réunir, plutôt que les diviser». À cette fin, il cita John Lennon, un «grand pacificateur qui souligna en 1968, bien avant les premiers accords de libre-échange, l'importance d'une union entre l'Asie et l'Amérique en mariant la Japonaise Yoko Ono». Le même qui avait affirmé en 1966, que les «Beatles étaient plus populaires que le Christ quelques années avant que les restaurants Mc Donald volent ce titre aux Beatles». Barrett a enfin conclu en disant qu'«on peut refaire l’histoire au complet, on peut revenir à Jésus-Christ, puis on ne le crucifiera pas (Richard) alléluia, là, on est tous heureux, tout le monde!», comme le témoigne le texte de Marco Belair-Cirino.

 

 

 

 

Lors du tollé d'applaudissement qui suivit, un type barbu a menacé la sécurité par son comportement étrange. Un professeur de sociologie à la retraite qui a qualifié la réunion de Pink Floyd de «supercherie» avant d'ajouter des commentaires farfelus qui ont provoqué des ricanements chez des députés du Parti libéral du Québec (PLQ) et des proches du maire Labeaume: «Ne savez-vous pas que Barrett est décédé en 2006 et Wright en 2008?» Ce fut suivi d’esclaffements lorsqu'il affirma que «le sigle de Control Us from a Saturn Moon était CUSM, une référence au Centre universitaire de santé Mc Gill de l'Université Mc Gill, la même qui fit usage de LSD dans les années 50 et 60 pour transformer la personnalité de cobayes dans le cadre du projet MK ULTRA de la CIA». Alors que deux policiers s’approchaient de lui, il s'est empressé à ajouter «qu'aujourd'hui la politique est devenue à son tour un spectacle à grand déploiement pour une population d'hallucinés qui confond la démocratie avec un vendeur de pilules», pour ensuite quitter la salle avec des menottes.

 

En attendant la résurrection du célèbre groupe, des rumeurs affirment que la vente de billets serait gérée par SNC-Lavalin afin de venir en aide aux victimes de la Commission Charbonneau, plus précisément le PLQ et la mafia. Pour l'instant, nous ne pouvons savoir si les billets seront comme le stationnement du CUSM, souterrain pour les amis et partenaires, en surface pour les autres. Mais encore, sera-t-il possible de menacer les guichetiers de congédiement s'ils refusent d’honorer des photocopies de billets?  Espérons-le, car cette occasion de voler le siège d’un député, sans tenir d’élections, était jusqu’ici réservée à ceux qui font des révolutions ou aux dictatures.  

 

 

Coteau Rouge de André Forcier

 

17 septembre 2011

 

 

 

La dernière fois que j'ai posé mes fesses sur un des confortables sièges du cinéma Beaubien c'était il y a environ deux ans pour Journal d'un coopérant de Robert Morin. Le 17 septembre j'ai osé donner quelques heures de mon temps pour voir Coteau Rouge de André Forcier. Ce film, dont le titre provient d’un vieux quartier de Longueuil, ville située sur la Rive-Sud de Montréal, où vit Forcier, est une excellente comédie qui m'a fait comprendre pourquoi ce réalisateur est comparé à un Fellini québécois par Ginette Leroux de l'Aut'journal.

 

Au début, le réalisateur nous présente quelques résidents de Coteau Rouge dont le portrait devrait plaire aux Canadiens anglais et un nombre croissant de personne vivant au Québec en étant coupés des Québécois, de leur culture et de la langue française: des pauvres types aux mœurs discutables qui sombrent aux moindres maux et qui survivent par le soutien de l’État (l’armée canadienne), des gens condamnés à un petit pain par cette peur congénitale de l’argent qui serait héritée de la religion catholique. Pour enfoncer ce clou,  Forcier évite les excès de maquillage pour livrer des acteurs moches à la caméra. Cela lui permet de nous  montrer l’envers de la médaille: des gens embellis par des artifices qui se composent d’un spéculateur très épris de son image (Roy Dupuis), de sa femme faisant croire qu’elle porte un enfant (Céline Bonnier)  et sa copine mariée avec un joueur de hockey anglophone.

 

 

 

André Forcier:

le Fellini québécois

 

Un adolescent, ni beau, ni laid, voyage entre ces deux mondes. Idéaliste, il tente, avec succès, de créer sa petite entreprise autour de valeurs écologistes. Je disais que les gens de Coteau Rouge étaient moches. En réalité, ils dégagent une beauté intérieure qui devient une base solide à une SOLIDARITÉ qui se métamorphose en une prospérité très prometteuse. Pour la nourrir, Forcier nous parle du corps. Il l'interroge de sa naissance à sa mort, l'honore et le flagelle. Le corps doit souffrir pour élever l'esprit, car un esprit sains doit reposer dans un corps sain. Le médium est la boxe. Ce sport qui a inspiré feu Pierre Falardeau devient une thérapie de l'esprit. Sans oser faire parler notre Fellini du Lys, je crois qu'il nous dit que cette SOLIDARITÉ qui nous permet de préserver nos libertés et notre identité doit un jour ou l'autre aboutir à de coups pour se défendre contre les agresseurs. Dans Coteau Rouge, le spéculateur et le joueur de hockey anglophone sont victimes de coups de gants. Je me permets d'ajouter que ces deux personnages représentent le Québec moderne. Un type qui promet la richesse si nous acceptons de nous départir de notre patrimoine et de laisser nos biens s'envoler vers Sirius par le Plan Mort, alors que le joueur de hockey reflète le mépris de ces gens qui vivent au Québec, sans parler le français et sans encourager la culture du Québec.

 

Coteau Rouge de André Forcier, une grande oeuvre universelle qui nous réveille. Toutes les qualités pour ne pas tenir plus que trois semaines en salle.

 

 

Épuisement au sein du cabinet Charest

 

25 septembre 2011

 

 

Le 22 septembre, Normand MacMillan, ministre délégué aux Transports, a traité la députée adéquiste Sylvie Roy de «grosse crisse».

 

Voyons donc! Un élu du Parti libéral du Québec, parfaitement bilingue et fédéraliste en plus ne peut pas être si irrespectueux. Mon impression est que le ministre désirait répondre aux questions embarrassantes sur l'attribution de contrats publiques de la députée. Malheureusement, comme d'autres fidèles serviteurs des Québécois se retrouvant au sein du gouvernement de Stephan Charest, MacMillan souffre d'un épuisement provoqué par ses difficiles luttes contre la corruption. Un des symptômes de ce mal est une confusion passagère. Ainsi, il aurait confondu Sylvie Roy avec la plantureuse Martha, une serveuse, et le Parlement avec un bar de l'Outaouais fréquenté par des gens d'Ottawa francophobes. Pour les questions de Madame Roy, il a cru entendre: Normand veux-tu avoir une langue de porc pour accompagner ta grosse molle? C'est pour taquiner Martha, qu'il a dit les mots «grosse crisse» avant de découvrir qu'il siégeait au Parlement et qu'il s'adressait à Madame Roy.

 

Devrait-il ramasser la prime de contre performance de son parti et prendre de longues vacances comme Nathalie Normendeau? 

 

 

Charest et Harper concluent l'entente

sur l'harmonisation de la TPS et de la TVQ.

 

1 octobre 2011

 

 

Le vendredi 30 septembre, le premier ministre du Québec John Charest et le premier ministre du Canada Stephen Harper se sont réunis à Québec pour annoncer que les Québécois paieront seulement une très grosse taxe à la place de deux moyennes et que ce grand changement ne changera rien pour les consommateurs. Comme l’a promis le ministre de Finances Raymond Bachand, la TVQ sera tout de même majorée en 2012 pour créer de la richesse.  

 

Alors que Bachand, Christian Paradis-Fiscal et les deux cousins texans John et Stephen fêtaient la bonne nouvelle, mère nature tentait de nous rappeler à la réalité. Des oiseaux migrateurs ont quitté le Québec, le temps gris et froid s'est installé  et les fleures automnales se sont étiolées comme la mémoire des électeurs. C’est pour quand la disparition de la taxe sur les produits culturels québécois (CD et DVD), une des rares promesses du PLQ servant les intérêts économiques du Québec?  Lorsque la mafia contrôla le marché du disque et du cinéma par le support de subventions, grogne pour réponse ma voix intérieure.

 

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