Éditions PH7

 

Je crois important de préciser que l'idée d'associer PH7 aux 7 couleurs de l'arc-en-ciel relève d'un mythe. Il s'agit avant tout d'une maison d'éditons qui gravite autour de la politique, la religion, parfois l'humour, l'art et la science. En tout logique,la tendance serait de croire que PH7 ferait référence à la chimie d'un corps neutre, ni acide, ni alcalin, ou encore

 un équilibre. Ce n'est pas le cas. J'ajoute que cela n'a rien à voir avec le sang, disons l'importance de maintenir son PH entre 7 et 7,7 pour éviter la mort. Mais encore, on  pourrait affirmer que le nombre 7 serait celui de la transcendance, du sacré et des mystères, que notre tête se compose de 7 orifices et que notre corps de 7 shakras. Pourquoi ne pas ajouter que le nombre 7 est l'adition des 4 éléments et de 3 divinités, ou mieux, les trois pères fondateurs du Canada: Mc Donald  élu premier ministre en 1952,  suivit par Harvey en 1959 et Wendy en 1969.

 

 

La vraie origine de PH7

 

En réalité PH7 est le titre du septième disque solo de Peter Hammill (PH) paru en 1979, alors que le V stylisé de PH7 s'inspire du groupe Van Der Graaf Generator,  fondé en 1967 par Peter Hammill.

  

 

Par la suite, au milieu des années 80, ce delta fut associé à un programme informatique pour le Commodore 64 (un des premiers ordinateurs personnels) afin de sélectionner des plantes vivaces. Ensuite, en 1991, le delta de PH7 se retrouve dans Jouer avec le feu qui fut envoyé par la poste à 33 représentants des médias, le 31 décembre 1991. Ce fut suivit par Jouer avec le feu (outil de compréhension) au début de janvier de l'année 1992 et de  Un jeu qui se joue à deux. Trois imprimés qui introduisaient le lecteur à une énigme numérique et qui affichaient mes préoccupations face à la mondialisation des échanges économiques et son motif prenant la forme d’un nouvel ordre mondial sans argent rappelant la Bête des prophéties de l’Apocalypse de la Bible. Rien de moins que ce qui nous rattrape avec la grosse maladie de COVID-19.

 

Je signe les textes d’un pseudonyme. Il s’agit de Hans Von Veckner. Je ne décide pas d’utiliser ce nom par simple hasard. Je le conçois par des agencements de nombres pour rester fidèle à la fameuse énigme. Par la suite, je crée le Cercle de Veckner, avec les mêmes intentions. Il s'agit d'une symbole dont l'étoile verte symbolise l'Angleterre.

 

 

Le Cercle de Veckner

 

En 1993 je publie mon premier livre. Il s'agit de Le Cercle de Veckner, un essai sur la politique, la mondialisation et les OVNI.  Ce livre a une histoire plutôt étrange. Par un lundi de jjanvier 1992,  je sens le besoin de me reposer de mon dactylo, alors que je pond Un jeu qui se joue à deux. À cette fin, je décide d'aller au cinéma pour assister à la projection du film Le Festin nu de David Cronenberg, dont le titre est  celui du livre du même nom de William Burroughs. Dans mon cas, ces mots qu'on retrouve sur l'affiche publicitaire du film font effets: «Exterminer toute pensée rationnelle» Deux personnages du film portent les noms Hans et Boubou. Les mêmes prénoms qui sont au centre de Jouer avec le feu et Un jeu qui se joue à deux. Hans pour Hans Von Veckner et Boubou qui fait référence au premier ministre Robert Bourassa 

 

 

Je sors troublé de la salle, au point de décider d’arrêter mes activités de rédaction. Après un peu moins d’une heure, j’arrive chez moi. Je ferme alors les yeux pour me détendre. Un foutu pentacle… Je médite… Ça va mieux. Je peux enfin m’étendre et dormir.  Le lendemain matin, je décide de rédiger les premières lignes d’un livre sur mon dactylo. En 1993, mon travail devient Le Cercle de Veckner, un essai de 184 pages. J'ai ensuite la chance d'être supporté par l'animateur de télévision Jean-Luc Mongrain. Selon ce qui m'est rapporté, il aurait affirmé que Le Cercle de Veckner serait un des pires ouvrages paru au Québec.  Est-ce à cause de la médiocrité des propos ou le fait de m'attaquer au phénomène OVNI?   En 1995, des fidèles téléspectateurs de Mongrain, vivant en Angleterre (l'étoile verte du Cercle), enregistrent la pièce Febuary 8th,  la date qui j'ai inscrit dans le livre pour conclure mon travail. Enfin, est-il nécessaire d'ajouter que le nom du groupe est Flying Saucer Attack.

 

 

En 1995, je suis occupé par un drame qui a secoué le Québec et l’Europe. Cela à débuté en octobre 1994 par l'assassinat de 53 membres de l’Ordre du Temple Solaire (OTS), une société secrète. Le Grand Maître de la confrérie se nomme Joseph Di Mambro. Le 2 mars 2010, je découvre que son patronyme joue le rôle d’Interzone Boy dans Le Festin nu. Bref, ces incidents deviennent une occasion pour m’intéresser de plus près aux Templiers. L’écriture continue et donne naissance à trente-trois dossiers traitant de divers sujets et 33 Nouvelles de l’Interzone. Dix ans plus tard, en 2004, PH7 est enregistré au Registre des entreprises québécoises. Je suis seul au volant, alors que mon unique bagage consiste à des participations aux activités de la Commission d’Études Ouranos, la conception de textes pour le Journal Vert (Dimension X), le magazine X Paranormal et des capsules pour l'Église de Valis à CIBL FM  (101,5 Montréal).

 

Je disais que PH7 est une maison d'éditions. Depuis la publication du Livrer Amer en juillet 2009, je préfère m'éloigner des obstacles de l'impression, la distribution, la mise en marché et le soutien financier. Est-ce que je m'en plain? Quelques jours après la sorti du Livre Amer j'ai eu le bonheur d'assister à un concert de Van Der Graaf Generator.

 

 

Van Der Graaf Generator à la PdA 

Leur Graal, c’est Graaf!

 

Sylvain Cormier

 

 

Enterré, le présentateur. Oblitéré. Un théâtre Maisonneuve rempli à ras bord d’absolus fadas de prog hurlait sa joie. Des irréductibles, de vrais de vrais qui se pinçaient au sang tellement ce qui se passait était impensable: là, s’amenant sur scène, c’était Van Der Graaf Generator. Trois des quatre gars de la grande époque. Le Graal du Graaf. Guy Evans, l’immense batteur chauve. Hugh Banton, le discret, mais tentaculaire claviériste. Et puis un grand maigre flottant dans son linge tout blanc: Peter Hammill. Lui-même. Le grand prêtre du rock progressif britannique. Le pianiste-guitariste-compositeur-poète, le roi philosophe du prog, sorte de Roger Waters, David Byrne et Peter Gabriel en un seul furieux doux homme.

 

«Voir Van Der Graaf avec Peter Hammill, c’est comme si Gabriel était revenu avec Genesis», s’est exclamé Yvon Trottier à la sortie. Je me disais bien qu’il serait là Yvon, avec ou sans son frère Daniel. Amis d’enfance de la rue Olier à Montréal-Nord, ce sont eux qui avaient tous les albums de prog. Pas moi. Yvon a encore ses Van Der Graaf. Et il a reconnu toutes les chansons, comme tout le monde au Maisonneuve, sauf moi: The Sleepwalkers, ben sûr, et Man-Erg, l’une des trois épopées de l’album Pawn Hearts, paru en 1971. «Ça, c’était avant les gros albums de Genesis! Le début!»

 

Exigeants, Hammill et ses comparses l’étaient hier autant qu’à l’époque, testant leur auditoire avec plusieurs récentes pièces de l’album Trisector: Interference Patternes, All That Before, Over the Hill. Pas de problème. Puissantes et complexes, les nouveautés étaient reçues comme les chapitres d’un Nouveau Testament néo-prog. «We are a modern band» affirmait Hammill, tel Charlton Heston en Moîse soulevant à bout de bras les Tables de la Loi: oui, le prog vaincra!

 

Victoire facile vous me direz, avec tous ces gagnés d’avance. Encore, fallait-il assurer: ils assuraient, champions de la modulation, alternant orages et accalmies, ordre et chaos, ambiances planantes et violences terrestres. Foi de néophyte: j’ai passé une soirée fascinante parmi des gens extrêmement heureux. Salut Yvon. Et bon voyage à Québec. Van Der Graaf se produit ce soir au Festival d’été.

 

 

En lisant la critique du journal Le Devoir, je me souvenu que le delta de PH7 symbolise aussi le saint Graal. Est-ce que je suis heureux. En fait, si nous pourrions oser lier PH7 à un arc-en-ciel, c'est peut être que ce dernier est associé à une alliance entre l'humanité et Dieu. Cela peut-il aussi s'interpréter comme une capacité d'être soutenu dans nos créations? Si nous le croyons, cela nous donne-t-il la capacité de lutter par la plume et les mots? Au printemps 2022, pour une rare fois, je me suis présenté au cinéma pour assister à la projection de Crimes du future de David Cronenberg. À ce moment, je travaillais sur Le Réseau de la CIA.  Je ne sais pas si c'est le virus, les pénuries et tout ce qui nous donne l'impression d'avancer vers un monde dystopique, mais cette fois ma crainte d'être assassiné s'est manifesté en pleine création, alors que généralement c'est après. Si cela arrive, je ne sais pas si le nom du macchabée sera Mark Lârmer, Linda Grenier, Angela Muller, Marc Huber ou Hans Von Veckner. Assurément, son nom finira par ER, un peu comme tout les membre de ER-Monde, dont Peter Weller.